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 Sometimes a little drink is too much. ◊ DOMINIC

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MessageSujet: Sometimes a little drink is too much. ◊ DOMINIC   Ven 16 Aoû - 15:19

Sometimes a little drink is too much.
feat. Dominic & Jarod
Aujourd'hui avait été un jour comme un autre à vrai dire. Il avait commencé par se lever tôt, même s'il s'était couché tard la veille. Heureusement pour lui Jarod n'avait pas besoin de beaucoup d'heures de sommeil pour être parfaitement opérationnel. Il faut dire que son rythme de vie était le même depuis pas mal de temps maintenant alors forcément, son corps s'était adapté. Après un bon petit déjeuner et une bonne douche, il s'était changé et s'était rendu à son boulot où l'attendait déjà son assistante qui lui rappelait déjà ses rendez-vous de la journée et qui avait d'ores et déjà appelé pour arrangé une entrevue avec le Premier Ministre. Oui, pas de quoi chômé aujourd'hui mais il aimait ça alors... Après s'être servit une bonne tasse de café, il s'installait à son bureau et commença sa journée de travail en organisant les prochaines interviews du Premier Ministre pour le mois à venir. Ce planning là changeait pour ainsi dire chaque jour, alors chaque matin, il s'assurait d'être à jour pour éviter tout capotage histoire d'éviter à son "patron" de se planter en honorant pas un rendez-vous ou en lui faisant perdre son temps en l'y envoyant alors qu'il n'y en avait plus. Rien de forcément bien passionnant en comparaison à d'autres boulots mais comme partout, il y avait les bons côtés et les mauvais. Les bons ici, il pouvait envoyer balader les journalistes si ces derniers l'emmerdaient trop et il avait un salaire à plusieurs chiffres. Après tout, tout travail méritait salaire et le sien était largement mérité vu l'ampleur de la tâche par moments. Mais malgré tout, Jarod ne changerait de boulot pour rien au monde. Il était doué pour ce qu'il faisait et ça personne ne pouvait le nier. Personne.

La journée avait donc filé à une vitesse folle mais enfin elle touchait à sa fin puisqu'il était à présent plus de dix neuf-heures, temps pour lui de rentrer après avoir renvoyé il y a une bonne demi-heure déjà son assistante chez elle ainsi que les autres employés de sa boite. Oui, monsieur était un patron cool, que voulez-vous. C'est surtout qu'il aimait s'assurer que ses collaborateurs prennent aussi du temps pour eux, pour sortir ou voir leurs familles. Le boulot c'était important c'est vrai mais il y avait quand même autre chose dans la vie. Même si il avait tendance lui-même à l'oublier parfois. Quittant son bureau peu avant vingt heures, il était chez lui un quart d'heure plus tard et il comptait bien repartir après avoir avaler quelque chose et s'être changer. Oui, il était encore tôt après tout et boire tout seul c'était déprimant, pas vrai ? Une heure plus tard, il terminait de se changer après une rapide douche quand il entendit son portable sonné pour le prévenir qu'il avait reçu un message. Et cette sonnerie là, elle était spéciale. C'était celle qu'il avait choisit pour quelqu'un de tout aussi spécial à ses yeux, Dominic. Cela ne faisait guère un peu plus de six mois maintenant qu'ils se connaissaient mais à les voir ensemble, on jurerait pourtant le contraire. Ils étaient devenus amis rapidement et un peu par hasard, quand Jarod avait fini dans le bar que tient le brun, un soir après le boulot. Et depuis, ils étaient devenus proches, les meilleurs amis du monde pour ainsi dire et peut-être même plus que ça. Et j'insiste bien sur le peut-être. Parce que pour le moment, aucune de ces deux têtes de mule ne semblait être prêt à faire ce pas en avant alors qu'il était évident qu'ils n'attendaient que ça, l'un comme l'autre.

Prenant son portable, il lu son message et arqua un sourcil presque aussitôt. Aucun sens, ce message n'avait aucun sens et il avait tout l'air d'avoir été écrit un peu au hasard ou dans un état second. Jarod en déduisit qu'aujourd'hui devait être le jour de repos de son ami car autrement, il ne se serait pas permis de se saouler au boulot -même si idéalement, quel meilleur endroit pour se saouler qu'un bar-. Il utilisa rapidement une appli de son portable pour le localiser grâce à la puce GPS du portable à Dominic afin de savoir où il se trouvait exactement et une fois la réponse obtenue, il attrapa sa veste et quitta son loft pour aller le rejoindre car il devinait après avoir reçu ce message qu'il n'aurai pas une réponse claire de sa part alors autant improviser avec les moyens du bord. Après une dizaine de minutes, il arrivait donc au bar où le jeune homme se trouvait, le repérant assez vite, installé avec un autre type au comptoir. Et déjà il sentait poindre la jalousie en lui rien qu'à cette vision. Il se fraya un chemin dans le bar jusqu'à lui et constata qu'il était déjà bien éméché. « T'as l'intention de finir dans le lit d'un inconnu ce soir dis-moi que tu te sois mis dans un état pareil ? » demanda-t-il en jetant un regard noir au type qui se mettait à sourire à présent tout en dévisageant le brun avec envie. Il se retenait de ne pas l'envoyer paître avec une remarque cinglante celui-là tiens. Après tout, il n'avait pas de raison d'être jaloux. En théorie du moins. Pour ça il aurait fallu qu'ils soient ensemble, pas vrai ? Et on en était encore loin à ce rythme là...

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MessageSujet: Re: Sometimes a little drink is too much. ◊ DOMINIC   Ven 16 Aoû - 16:06


Sometimes a little drink is too much.
La journée avait mal commencée ? Pourquoi ? Comme chaque jour j'avais bien entendu mis mon réveil à sonner pour ouvrir mon bar à 6h30 précise, ce qui voulait dire être sur place une heure avant pour préparer les formules petit-déjeuner avec mes employés. Seulement il y avait une erreur dans tout cela... Aujourd'hui mon réveil n'aurait pas dût sonner, c'était mon jour de repos. Le seul que je m'octroyais dans la semaine pour que le navire ne sombre pas si je m'absentais plus longtemps. Pour être honnête, je ne prenais même jamais de vacances, pas une fois en deux années ici. D'aucun dirait sans doute que c'était une hérésie mais j'étais ainsi, faire confiance oui, mais avec modération.

Mon Pub était mon petit trésor, toutes mes économies y étaient passées et il était hors de question que je perde tout en partant en vacance, en n'étant pas à côté en cas d'incendie ou pire pour tout arranger. Le terme exact pour définir ce genre de comportement serait sans doute « bourreau de travail » enfin... là n'était pas la question. J'étais réveillé à cinq heures, je savais que je n'allais pas dormir à nouveau, aussi avec un grognement plus que mécontent je quittais le lit trempé de sueur – sans doute un cauchemar dont je ne gardais pas le souvenir – et décidais de me préparer lentement mais sûrement. La journée allait être longue...

Et elle l'avait été, je n'avais tenu que jusqu'à quinze heure avant d'éteindre la télévision qui parlait encore de la crise mondiale – comme si en parler allait la résoudre plus vite – et me rendais au bar. Pas le mien, autrement je serais mis à la porte aussi sec avec la consigne de faire autre chose, mais plutôt dans un quartier plus éloigné, à l'abri des yeux et des oreilles de ma clientèle et avec une foison de personnes pour solliciter mes sens – et en priorité mes yeux.

Comme moi vous connaissez sans doute le coups classique, quand vous discutez avec les personnes autours de vous, vous remplissez plus rapidement votre pense et le tôt d'alcool dans votre sang peu alors grimper en flèche et les heures défiler. Être barman ne vous met pas hors courses à ce sujet, même si vous avez une plus grande tolérance à ces breuvages, au bout d'un moment votre esprit commence à s'embrumer et vous devenez plus joyeux, plus bavard, plus tout quoi. Les gens devenaient aussi plus beaux, surtout ce type là. Il venait de tirer le tabouret de bar et s'installait, m'offrant un nouveau verre – qu'il est serviable en plus – et se présentait. Rick était son nom apparemment. Un libraire, cheveux couleur de blé et les yeux bleus. Vraiment charmant. Il fallait que j'en fasse part à Jarod, il allait pouvoir le noter sur ma liste de partenaire du mois. Un défi qui me tenait particulièrement à cœur – quand j'avais bu en tout cas. Les mains tremblantes, j'arrivais tant bien que mal à écrire ce message que je serais incapable de lire plus tard sans un expert et reprenait ma discussion avec Rick.

Mais apparemment je n'étais pas destiné à continuer longtemps ce petit jeu de charme, entre la narration de mes réussites plus ou moins réelles, cette manie de jouer avec une mèche de mes cheveux noirs en mordillant ma lèvre en feignant d'écouter ce que disait l'autre. Non, il fallait que Jarod arrive et me demande si j'avais l'intention d'aller faire un remake des chevauchées du désert avec un inconnu. Quand il demandait cela, un sourire innocent passait sur mon visage, innocent.. ? Pas tant que ça, plutôt gamin en réalité et je m'exclamais je plus naturellement du monde :

« Mais regarde il est tout mignoooon ! »
en pinçant la joue de l'homme, comme le ferait une grand-mère gâteuse à son petit enfant. « Puis il m'aime bien en plus. Hein que tu m'aimes bien mon Ricky-Ricochet ? »

Bon il n'était pas objectif le pauvre, mon charme indéniable avait eu raison de ses neurones et l'alcool des miens, cependant tout en louchant un peu, je le voyais hocher la tête. Alors je penchais la mienne – de tête – vers Jarod et dans cette position tombait lamentable de mon siège, me rattrapant justement à mon ami en partant dans un fou rire incroyable, incontrolable, pendant de longues minutes. Les regards pouvaient bien être braqués sur moi je m'en fichais, je changerais de toute façon de bar la semaine prochaine et ainsi de suite. Je trouverais un autre blond, parce que je ne prenais que les blonds, qui aurais lui aussi les yeux clairs, car c'était ainsi, sans raison que je puisse trouver, et puis c'est tout.

« Je peux le garder ? Il sera sage je te jure ! Oula... Je vois des lucioles noires, rouges et bleus, c'est marrant ! »
puis changeais encore de sujet, « Jarod t'es viendu ! Hoooo t'as pas l'air content, non pas content du tout du tout. Le ministre a été méchant ? »

Après tout, comment pourrais-je deviner que son énervement venait de la présence de mon compagnon de l'après-midi – qui embrassait très bien d'ailleurs – et qui proposait de me ramener chez moi, il avait mon adresse ce brave petit. Je la lui avait donné avant de ne plus savoir écrire sans trembler. Non, comment pourrais-je savoir, alors que même sobre je ne le verrais pas ? Impossible. Donc je m'enfonçais un peu plus à chaque paroles.
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MessageSujet: Re: Sometimes a little drink is too much. ◊ DOMINIC   Ven 16 Aoû - 20:45

Sometimes a little drink is too much.
feat. Dominic & Jarod
Oui, c'était bien connu que l'alcool avait de drôles de conséquences sur l'être humain, surtout quand en plus ce dernier avait l'estomac vide. L'alcool ne s'en diffusait que plus vite dans la circulation sanguine et montait à la tête en un rien de temps, surtout pour ceux qui ne savaient pas boire. Ce qui n'était pourtant pas en théorie le cas de Dominic alors lorsqu'il reçu son message, Jarod avisa qu'il devait en tenir déjà une sacrée couche pour ne même plus pouvoir envoyer un texto qui ait du sens. Bon, à dire vrai, il pourrait très bien le laisser se débrouiller tout seul, il était majeur et vacciné après tout. Il était assez grand pour savoir ce qui pouvait arriver en ayant un tel comportement. Et Jarod n'avait rien à redire là-dessus, c'était sa vie. Oui mais voilà, il ne pouvait pas rester en retrait. Pourquoi ? Parce qu'il était jaloux, tout simplement. La simple idée de ce qui pourrait arrivé dans ce bar avait suffit pour le faire rappliquer alors... Oui, disons simplement que Jarod pouvait être bien moins à l'aise avec les mots qu'il ne l'était en temps normal, surtout quand cela consistait à parler de ses sentiments. Et oui, aussi surprenant que cela soit quand on connaissait le phénomène, difficile de croire qu'il n'arrivait pas à obtenir ce qu'il voulait quand rien ne lui résistait le reste du temps. Mais là on parlait de Dominic et ça changeait tout bien évidemment.

En arrivant, il constata qu'en effet, il avait eut raison de s'en faire pour lui vu dans l'état dans lequel il s'était mis. Heureusement pour le moment, il ne s'était rien passé de grave et par là j'entends de verre cassé ou autre. Il tenait encore assis mais il gageait que son équilibre était précoce à présent. Alors ni une ni deux, il alla le rejoindre, un peu trop énervé pour paraître totalement détaché comme il devrait l'être mais il s'en fichait bien à vrai dire. Et de toute manière, Dom ne le remarquerait même pas, pas dans cet état. Sa réponse manqua de lui donner envie de le prendre sur son épaule et de le coller dans une grande baignoire d'eau froide mais il n'en avait aucune sous la main, dommage. Le réveil aurait cependant eut l'effet escompté. Il jeta un regard au type qui visiblement lui aussi avait déjà du avalé quelques verres et secoua la tête. « Je crois que tu viens de sortir le pire surnom qui puisse exister au monde. » Le pire sous l'emprise de l'alcool en tout cas. Mieux valait que Jarod tienne sa langue pour le moment d'ailleurs car il était bien capable de trouver pire. Ou plus désagréable en tout cas. Et l'instant d'après, il le rattrapait, puisque cet idiot venait de manquer de se vautrer par terre alors qu'il penchait tout simplement la tête. Un verre de plus et il aurait sans doute frôler le coma éthylique. Une fois le fou rire enfin terminé -lui n'avait pas envie de rire pour le moment, on se demande bien pourquoi-, il l'adossa contre son tabouret et le maintenant debout d'une main, il sortait son portable de l'autre pour appeler un taxi. « Non, je suis pas content, j'avais prévu autre chose que de jouer les baby-sitter ce soir tu vois. » Et ça n'était pas entièrement faux d'ailleurs...

« Combien de verres tu as pris au juste, je te jure que ton haleine pourrait réveiller un mort. » admit-il alors qu'il faisait un signe de la main au serveur pour que ce dernier vienne vers eux afin qu'il paye son ardoise, histoire qu'ils puissent sortir de là au plus vite. Hors de question qu'il puisse boire ne serait-ce qu'une goutte d'alcool supplémentaire. Pas tant qu'il serait là en tout cas. Mais à présent, il était temps de se débarrasser de Rick aussi. Le taxi était pour lui. Oui, même s'il était jaloux et légèrement en colère pour l'instant, Jarod restait "grand seigneur" et il ne comptait pas laisser repartir ce type à pied et tant pis s'il arrivait quelque chose sur le trajet, lui aurait fait sa part. Il avait déjà un type bourré sur les bras, deux, très peu pour lui. Le serveur arrivé à sa hauteur, il lui demanda combien Dominic lui devait et il sortit son porte-feuille tout en gardant un œil sur lui. « Tu t'en souviendras sûrement plus demain, mais la prochaine tournée sera pour toi. » dit-il en donnant son dû au serveur avant de prendre le visage du brun entre ses mains, le fixant du regard. « Qu'est-ce qui t'a pris au juste ? » Oh il n'espérait pas avoir une réponse, vu le taux d'alcoolémie qu'il devait avoir à présent mais il se doutait que quelque chose avait du le travailler pour qu'il en arrive là. Mais quoi ? Ça, c'était un mystère.

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MessageSujet: Re: Sometimes a little drink is too much. ◊ DOMINIC   Ven 16 Aoû - 22:03


Sometimes a little drink is too much.
J'avais raison, il était pas content du tout, du tout du tout même ! Il avait sûrement rendez-vous avec une nouvelle personne et en y pensant, le dernier verre que j'avais bu remontait dangereusement prêt dans mes lèvres closes – et heureusement, sinon je ne donnais pas cher de la chemise de Jarod, bien qu'en toute honnêteté, le voir sans ne me dérangerais pas... qu'est-ce que l'alcool me faisait penser ! Nous étions amis, rien de plus, rien de moins. J'allais devoir réduire sur la bouteille. Sérieusement cette fois. Mais pas maintenant, en cet instant pendant que mon ami composait un numéro de téléphone pour je ne sais qu'elle raison, je ne tenais que grâce à sa main libre et ne trouvait rien de mieux à faire que l'étreindre alors qu'il disait que j'avais une haleine terrible et sans doute d'en rajouter à son dérangement en criant devant son visage :

« Copaiiin t'es mon copain toi ! Je t'aime bien, zgentil ! »
et je réalisais ce qu'il venait de dire, croisais les bras comme un gamin et me mettait à bouder en faisant une très légère moue. « T'es plus mon copain. »

Règle numéro un : ne jamais vexer un homme – ou une femme – ivre, dans ce cas vous vous retrouvez avec un enfant en bas âge sur les bras, sauf si cette personne a ce que l'on appelle 'l'alcool mauvais' et entre dans une rage folle. Ce qui n'étais pas mon cas, en témoignais les nombreuses vidéos et photos dites « dossier » de mes amis d'autrefois et camarade d'armée aussi. Pour ceux qui vivait encore en tout cas. Jarod n'avait jamais vu cela, j'avais un minimum d'honneur et d'amour propre.

Règle numéro deux :
Ne pas faire de remarquer imagée devant moi quand je suis dans cet état, je prenais alors tout au pied de la lettre et... parfois ce n'était pas beau à voir.

Cette fois par exemple, Jarod m'avait donné une très bonne idée. La meilleure de tout les temps, j'allais aller faire un bisous d'amour tout gentil à un mort, ça le réveillera comme dans les contes de fées et ensuite nous irions nous marier dans le premier cimetière que nous trouverions ! Bah oui, soyez logique on peut pas se marier dans une église, il est déjà mort, alors il faut aller trouver un prêtre des cimetières ! Bien sûre, avant ça il fallait tout préparer, surtout les boissons pour faire la fête... En parlant de verres... combien en avais-je bû en effet ? Jarod se posait la même question, il le demandait clairement et après avoir longuement compté sur mes... un, deux.. trois... douze... cinquante... doigts, parvenait à montrer fièrement le chiffre trois avec ma main droite, et le un avec la gauche.

« Tout ça ! Dans des graaaands verres, grand comme ça ! » cette fois-ci, je tendais les bras et... patatras, je faisais tomber mon verre, celui qui avait survécu jusque là bien que de façon plus précaire depuis quelques minutes. Puis... Je n'étais pas tout à fait honnête, mes grands verres s'avéraient être des bouteilles, je m'étais enfilé quatre bouteilles – petites bien sûre, pas de 1L – buent directement au goulot, plus le verre que Rick m'avait offert juste avant que nous ne soyons interrompu. Le gérant était heureusement mon ami et ne dévoila pas la supercherie, j'étais ivre mais pas sourd.

Une fois encore le paysage tanguait dangereusement – à moi que ce ne soit moi – quand Jared m'obligeait à le regarder, son regard planté dans le mien à la recherche d'une réponse ; Tiens... Depuis quand il avait trois yeux ? Deux nez et le visage en double ? En clignant des yeux justement, l'image redevenait normale l'espace d'un instant pour redevenir une sorte de kaléidoscope multicolore, sa voix elle était très claire, elle raisonnait dans ma tête comme s'il eut été question d'une cathédrale vide un jour de semaine. Une sensation guère agréable et qui n'était qu'une chatouille comparé à ce que je devrais supporter le lendemain matin – si je parvenais à me lever bien entendu.

« Je voulais.... faire la fête..... avec tout mes frères ! Oh et avec.... Une charmante madame ! »
lançais-je, aussi sérieux que pouvais l'être un type ivre, le soir dans un bar. « Seulement... POUF ! Disparus, à pu... y sont pas venu. »

Oh il y avait de multiples raisons à boire comme cela pendant un jour de repos, le premier bien sûre, les cauchemars qui montrait encore et toujours les même images de la guerre, le jour de la blessure et le corps déchiqueté du frère d'arme ayant explosé sur la mine. C'était une très bonne raison déjà. Second point... il était là quelque part, mais je l'avais oublié, apparemment le remède alcoolisé avait bien marché pour ce sujet. Le troisième, le remord face à l'égoïsme dont j'avais fait preuve avant d'arriver ici, le regret d'avoir survécu à temps de choses pour ne pas remarquer que ma mère – la mienne à moi seul – était gravement malade.

C'était ma petite liste, une date marquée sur le calendrier et qui était tombée cette année sur un jour de repos. Je n'y avais pas vraiment prêté attention en début de journée, mais plus tard j'avais compris bien entendu. C'était l'anniversaire de la mort de ma mère. Une date que je taisais, après tout, personne n'avait à le savoir en dehors de ma famille. J'étais sans doute plus secret que je ne le pensais jusqu'alors.
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MessageSujet: Re: Sometimes a little drink is too much. ◊ DOMINIC   

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