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 "C'est drôle d'être libre, ça donne le vertige." | Ashley

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MessageSujet: "C'est drôle d'être libre, ça donne le vertige." | Ashley   Jeu 19 Déc - 19:25

Le dossier d'Ashley Wyatt était sans doute passé devant ses yeux au moment de l'affaire de son agression, bien qu'il ne s'en fût personnellement pas occupé. Mais l'agent qui avait pris soin de ce cas avait été muté dans une autre ville il y avait tout juste quelques jours, à sa demande ; c'était donc exceptionnellement à Ambrosio que revenait désormais cette affaire. En l'absence du responsable, il endossait son rôle et tout ce dont il avait pu s'occuper, jusqu'à ce que la nouvelle recrue arrive. L'agresseur d'Ashley avait été mis en garde-à-vue pendant plusieurs heures ; mais aux dires de ses collègues, la victime n'avait pas été revue depuis un bon moment, et allez savoir pourquoi, le réseau téléphonique ne passait pas ce jour-là. Après avoir attendu avec une impatience croissante et exaspérée par ces technologies qui ne marchaient pas toujours comme on voulait, Matteucci avait fini par décider d'aller rencontrer la jeune fille elle-même.

Récupérant son adresse, il était donc venu jusqu'en voiture à l'appartement de la jeune fille, non sans avoir pris une photo de l'agresseur supposé avec lui, et le dossier de l'affaire, qui n'était pourtant guère épais. La démarche assurée, il s'arrête un instant devant la porte de Wyatt. Les choses étaient tout à fait simples, en vérité, et tenaient quasiment de la routine. Par miracle – car rares étaient ces affaires auxquelles on pouvait donner une suite et un espoir de justice presque vengeresse – l'agresseur avait été retrouvé et avait déjà un casier judiciaire, même s'il niait des choses. Il correspondait à la description qu'Ashley avait faite de son agresseur. Mais il fallait un témoin, des preuves. La jeune fille devait donc venir le reconnaître et témoigner directement qu'il était le coupable, et l'affaire serait classée. La justice était parfois très simple pour Ambrosio, bien que l'affaire le fût également ; mais dans son esprit logique et acéré, la justice était aussi un outil pour ses propres fins, un moyen pour ses intérêts à lui ; il se devait de savoir la manipuler avec aisance et de la connaître sous tous les angles. Nul ne lui avait reproché quoique ce soit jusque-là, puisque nul ne devinait ses activités – et que nul n'était encore là pour en témoigner.

Il était cependant loin de savoir, cet homme austère et hypocritement poli, souriant avec cordialité quand son esprit fonctionnait comme celui d'un chasseur, qu'Ashley vivait en recluse depuis l'agression, et que cela risquait sans doute de poser des problèmes pour la suite des évènements qu'il voyait enchaînés sans aucune embûche. Il frappa à la porte, attendant qu'elle vienne ouvrir, neutre. Extérieurement, s'il était comme toujours vêtu d'un costume, rien n'indiquait son appartenance à la police, sauf si la jeune fille avait déjà entendu parler de lui, ou vu son visage dans les actualités.
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MessageSujet: Re: "C'est drôle d'être libre, ça donne le vertige." | Ashley   Lun 23 Déc - 17:58


C’est drôle d’être libre, ça donne le vertige
Ambrosio & Ashley

Les choses s’étaient déroulées de façon vraiment super étrange ces derniers temps. Après mon retour de l’hosto, j’avais vraiment souffert de rester de longues journées seules chez moi, et depuis, Jarod était entré dans ma vie, et chacune de ses visites était un vrai bol d’oxygène. Un des frères Holmes était venu chez moi me proposer de bosser pour le gouvernement, et l’autre m’avait aussi proposé de bosser pour lui, à sortir illégalement des données de ce même gouvernement. Un truc de fou, au point que j’étais en retard sur certains projets. Mais je préférais tout ça, cette impression de tourbillon, plutôt que de voir les heures qui défilent sur l’horloge de mon PC, et rester des jours sans parler à personne. Je me sens presque… « normale », même si c’est un grand mot.

Pour une fois je n’ai personne à la maison, et j’en profite pour rattraper un peu de l’immense retard que j’ai cumulé après trois semaines d’hôpital et une semaine de réadaptation dans mon appartement. Je suis au beau milieu d’une fiche sur le code Montecarlo quand j’entends la toquer à la porte. Je lève le nez, Stabilo au vent, et réfléchis un instant à qui serait susceptible de me rendre visite. Je repose mon stylo et trottine jusqu’à la porte. Je jette un œil au judas, et découvre un type que je ne connais pas du tout, l’air sérieux, attendant patiemment. Un petit regard à ma batte de baseball qui est toujours à portée de main, j’entrouvre la porte, bloquée par une chaîne.

Oui ? Qui êtes-vous ?

Il se présente et me tend une carte de police. Elle a l’air vraie. Mon portable est à portée de main, si jamais, et les couteaux de cuisine ne sont qu’à quelques mètres. Je déverrouille la porte et l’invite à entrer. Il a l'air d'un flic mais rien ne le confirme. La présence d'un inconnu me met mal à l'aise, je commence à respirer plus vite, et je sens mon coeur cogner plus fort dans ma poitrine. Je ne le quitte pas des yeux alors qu'il pénètre chez moi.

Bonjour inspecteur. Qu’est-ce que vous faites ici ? Pourquoi l'inspecteur Johnson n'est pas venu?
.

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MessageSujet: Re: "C'est drôle d'être libre, ça donne le vertige." | Ashley   Dim 5 Jan - 16:30

Il y a un moment de battement alors qu'Ambrosio attend que la jeune fille ouvre la porte. Un moment où il craint que la victime ne soit absente, et s'être déplacé pour rien, ce qui aurait été le bouquet. Il était assez facilement impatienté, et n'aimait guère perdre son temps, en vérité. Cependant, la porte finit par s'entrouvrir, bloquée par cette chaîne métallique de sécurité qu'il trouve également assez agaçante. A la demande d'identité, il répondit par son nom et son statut, lui montrant de police, plus vraie que nature. Il était vrai qu'en restant en civil il n'avait pas rendu les choses faciles, mais il détestait se faire remarquer quand il n'y en avait pas besoin.
Après une telle agression, pas étonnant que la jeune fille se soit enfermée et reste vigilante, même en l'invitant à entrer, une fois rassurée. C'était le lot de tous les victimes d'agressions et des suites traumatiques. Certaines revenaient assez vite à la normale, d'autres, au contraire, avaient besoin de plus de temps. Peut-être était-ce son cas. Et cela voulait également dire qu'elle aurait ruminé l'affaire en restant chez elle, et qu'elle ne s'en montrerait peut-être que plus coopérante, simplement pour se venger elle, pour que justice soit faite, cette justice si illusoire que les hommes avaient inventé pour remplacer un dieu inexistant.

En pénétrant dans l'appartement, il jeta de rapides coups d'oeils aux pièces qui les entouraient. Suffisamment pour voir une cuisine pas loin, une batte de base-ball dans un coin. Ce qui était intéressant. La jeune fille avait donc développé un sens aigu de la paranoïa, sans doute, et de la crainte d'être agressée. Cependant, tels signes la rendaient plus vulnérables qu'effrayantes. Il faudrait qu'il lui en touche deux mots, si l'occasion se présentait.

"Bonjour inspecteur. Qu'est-ce que vous faites ici ? Pourquoi l'inspecteur Johnson n'est pas venu ?"

Il haussa les sourcils, sans pour autant paraître vexé. Immobile dans le hall d'entrée, il dévisageait la jeune fille, petite brunette, petite pour son âge sans doute, à l'aspect étrangement enfantin, peut-être dû au visage rond. Cela avait sans doute dû guider l'agresseur, qui avait dû penser qu'elle semblait inoffensive. Peut-être l'était-elle restée. Les victimes ne devenaient pas forcément des bourreaux, et encore moins des sauveurs. Dans un sens, il aimait à se placer dans cette catégorie, et c'était le cas aujourd'hui.

"Lieutenant. L'inspecteur Johnson est parti, il avait demandé sa mutation dans une autre ville, et c'est donc moi qui ai récupéré votre affaire."

Guère sentimental, il ne s'étendit pas sur le cas Johnson. En revanche, il hésita une seconde, la jugeant d'un regard acéré, bien que son visage demeurât impassible, et d'une certaine manière, tout à fait courtois.

"Votre agresseur a été retrouvé et est actuellement en garde-à-vue. Nous avons besoin que vous veniez l'identifier, même si nous sommes presque totalement sûrs que c'est lui, il nous fait la preuve d'un témoin visuel, et vous l'êtes."

Il n'espérait pas avoir à ajouter qu'il fallait qu'elle vienne, c'était plus qu'évident. Comme toute preuve, il sortit la photo de l'agresseur qu'il avait emmenée, du dossier, et la lui tendit d'un geste sûr. Ses yeux, cependant, restaient fixés sur elle, dans l'attente de la réaction qui n'allait pas tarder à apparaître sur son visage.
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MessageSujet: Re: "C'est drôle d'être libre, ça donne le vertige." | Ashley   Lun 6 Jan - 17:37


C’est drôle d’être libre, ça donne le vertige
Ambrosio & Ashley

Je me fais vraiment pitié quand je m’entends parler, et que je constate encore l’horrible parano qui s’est installée en moi depuis cette putain de soirée. C’est dingue ce qu’une poignée de secondes peut changer, tout bousiller et bousculer. Y’a pas à dire, j’avais ma vie d’avant, et ma vie maintenant. Les deux radicalement différentes. OK j’étais une geek, mais pas l’archétype du nerd blanc comme un cachet d’aspirine, qui se lave pas et dont les fesses fusionnent avec sa chaise de bureau. J’aimais aller en cours, sortir en ville, aller au ciné ou au pub, au bowling et autres… Ou même juste passer des soirées chez des copains, à regarder des films ensemble, faire des jeux… Et maintenant, où la seule idée de passer le seuil de l’immeuble me terrifie. Je déteste ce que je suis devenue, cet oisillon terrifié par un peu tout, même par l’idée de vivre. Et l’idée que mon agresseur est là, quelque part, dehors, prêt à recommencer avec une autre pauvre fille, ou pire, avec moi, m’est juste insupportable. J’en fais encore des cauchemars la nuit et des crises d’angoisse le jour. Ce que je ne sais pas, c’est que ma situation est peut-être sur le point de changer, grâce à mon visiteur.

Il est assez froid et distant, comme s’il se foutait un peu de mon affaire, ou qu’il faisait ça parce qu’il en était obligé. Alors bien sûr que je ne leur demandais pas de mobiliser toutes les forces de police de Londres pour retrouver celui qui m’avait tuée en quelque sorte, mais ça pourrait être cool qu’il me montre un peu de compassion, et pas qu’il donne l’impression que tout ça le fait royalement chier… Enfin bref, je m’efface pour le laisser entrer après avoir vérifié sa carte de police. Le coup de la chaîne, et de la vérif de la carte…il va me prendre pour une folle, ou alors un de ces vétérans d’Afghanistan qui pètent un plomb sans raison apparente…

Je hoche doucement la tête quand il me donne les raisons qui ont fait que ce n’est pas le policier habituel qui vient me voir à propos de l’enquête.

Installez-vous … Vous voulez quelque chose à boire ? J’ai du café tout frais si vous voulez, ou je peux vous faire du thé…

Je lui ramène ce qu’il m’a demandé et m’assieds en face de lui, posant les deux tasses fumantes sur la table basse du salon. Heureusement que depuis que Jarod me rend visite, j’ai pris l’habitude de garder l’appart dans un état correct. Il commence à parler et je lève les yeux vers lui, sauf que lorsqu’il m’annonce qu’il a retrouvé mon agresseur, ma main, qui s’était tendue pour attraper ma tasse, fait un faux mouvement et renverse du café sur la plaque de verre. Je sursaute et attrape une serviette en papier pour éponger tout ça. Mon cœur s’emballe, et je dois lui demander de répéter pour être sûre.

Je… vraiment ? Comment ? Je veux dire, comment vous l’avez attrapé ? Comment vous êtes sûr que c’est lui ? Il…

Il répond à mes questions, mais là où le bât blesse, c’est quand il m’annonce que je devrai venir l’identifier. Mes mains se mettent à trembler alors qu’il me tend une photo, et je sens que j’ai de plus en plus de mal à respirer. La photo représente un type assez banal, pas la gueule typique du terroriste comme on en voit partout à la tv et sur le net. Quelconque, un peu moche, mais rien de la bête sanguinaire que je revois encore et encore dans mon sommeil. Je lève les yeux vers lui, et tente de prendre assez d’assurance pour lui répondre.

Vous… on vous a peut-être pas parlé de moi… mais faut que vous sachiez un truc. Je peux pas sortir. Je veux dire, dès que j’essaie de franchir la porte de l’immeuble, je me sens mal, j’ai le cœur qui s’emballe, des sueurs froides et des nausées… Je… Je pourrais pas aller au commissariat. Et en plus, il avait… il avait une cagoule. Donc je suis même pas sûre que c’est ce type qui… qui m’a fait ça. Je sais juste que quand je me suis débattue, je l’ai griffé dans le cou et sur la joue… et je lui ai mordu la main, entre le pouce et l’index… Je… je sais pas si ça vous sera utile mais bon…c’est tout ce que je peux faire… je… je suis désolée…


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