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 Expectation [pv Mycroft]

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MessageSujet: Expectation [pv Mycroft]   Sam 15 Mar - 1:00




Monday morning wake up
knowing that you got to go to school

Je veux vivre jusqu'à cent ans } Saint-Bart devrait sans aucun doute se mériter le titre de deuxième maison. Si ça continuait ainsi, j’étais sans doute pour me mettre à faire partie des meubles de l’hôpital. Peut-être même que je viendrais à considérer que la couleur des murs était une couleur pleine de classe. C’était comme tous les hôpitaux que j’avais vu d’une couleur qui oscillait entre le vert malade – la couleur que l’on est sur le bord de vomir son âme dans une cuvette de toilette - et le blanc cassé – cette espèce de blanc un peu sale, juste assez que l’on se dise que la poussière était peut-être là. Je détestais la couleur des murs.

Après une bonne demi-heure seule dans la salle d’attente, je me dis que j’aurais probablement été mieux d’aller en clinique privée. J’avais amplement eu le temps de contempler la couleur des murs. J’avais déjà compté le nombre de point qu’il y avait dans le petit plafond blanc. J’avais eu le temps de compter que la fille assise à l’autre bout de la salle était allé aux toilettes pas moins de trois fois. Soit elle avait une infection urinaire, soit elle était enceinte, soit elle avait une gastro. Je ne savais pas. Mais j’étais en train de m’imaginer l’histoire de chaque personne dans la salle d’attente. J’étais en train de mourir… j’allais sans aucun doute royalement crier après Zoey. Elle avait eu la brillante idée du truc de la corde à danser – un truc que l’on avait pas fait depuis au moins dix ans. Mais voilà qu’il y a dix ans, moi, je ne me trimballais pas avec une bouteille d’oxygène sur roulette avec moi. Je m’étais tapé la plonge du siècle. Le genou écorché, j’avais un poignet qui avait une étrange couleur qui oscillait entre le mauve et le violet et qui avait une taille on ne peut plus inquiétante. Elle était venue me reconduire aux urgences et elle avait filé au boulot. Je me retrouvais donc ici avec une envie de disparaitre. Sérieusement, il faudrait que j’explique comment je m’étais blessé à mes superviseurs de stages. J’avais pas vraiment envie de ça moi.

Cinquante-cinq minutes plus tard, je fus finalement appelé en salle d’examen. À voir son âge, c’était un interne… regarda mon poignet. Mais je sentais son regard qui allait vers ma paille. « Condition de la blessure? » me dit-il d’une voix intimidante. À croire la majorité des médecins, il aurait fallu que comme ma condition pulmonaire était en chute libre – mon dossier mentionnait qu’en l’espace de six mois j’étais passé de 50% à 35% - je me transforme magiquement en une poupée de cire qui ne bouge pas. HORS DE QUESTION! Je souris doucement à l’interne. « Mauvais chute… je suis sûre que c’est qu’une foulure… mais… mon amie s’inquiétait de m’avoir brisée. » rigolais-je doucement. Les yeux qu’il me fit. C’était comme si je lui confiais avoir fait du bungee ou avoir mangé sans avoir pris mes enzymes. Juste pour voir les yeux ronds du docteur, ça valait la peine. S’ils voulaient me voir ne rien faire, il faudrait qu’ils m’hospitalisent vingt-quatre sur vingt-quatre… tant que ça ne serait pas cas, je ne serais pas capable de me retenir de vivre. Je ne voulais pas que sur mon épitaphe on lise : morte sans avoir vécue. Déprimant. Au moins que l’on lise « a accompli 75 choses dans sa bucket list » ça serait déjà mieux. Sans surprise, l’interne m’envoya prendre une radiographie pour voir si ce n’était pas brisé pendant qu’il me mettait quand même de la glace. Mon Dieu! Il me faudrait expliquer cette blessure-là à ma mère… Encore une autre. Je soupirais exaspérée en me callant contre une autre chaise dans une autre salle d’attente. J’étais en train de mourir d’ennui. J’en étais sûre. Je devrais trainer dans mon sac à dos des bouquins pour étudier. C’était d’un ennui mortel. Je finis par rentrer dans le bureau des radiographies. Je saluais le radiologue par son prénom – preuve que je n’étais pas du tout une habituée de l’endroit. En raison du métal de ma bouteille, il faudrait la retirer. Essoufflée dès qu’on le retirait, je cherchais mon air en toussant pendant tout le temps des radiographies. Je fus soulagée lorsque ma bouteille me revient.

Au bout d’un moment, je finis par revoir le même interne qui confirma la foulure, me mit un bandage et me prescrit de la glace. « chocolat ou fraise? » demandais-je rieuse. Je me heurtais à une tronche d’enterrement. Jurant de faire attention à moi, je finis par partir avec une prescription d’anti-inflammatoire. Hum! Des médicaments de plus… comme si j’en avais vraiment besoin. Je soupirais. Distraite pendant un instant dans l’ascenseur, plutôt que d’appuyer sur le rez-de-chaussée, j’appuyais sur le premier sous-sol. La morgue. Je n’aimais pas les morgues. J’allais bien finir par y arriver. Cette pensée me déprima… mais la mini-déprime fut sitôt suivi par une colère lorsque je remarquais des volutes de fumées. Pas grand-chose. Trois fois rien. Elle venait de la main d’un homme qui se tenait dans le milieu du corridor. Une cigarette dans un hôpital. Il y avait vraiment quelqu’un d’assez stupide dans ce monde pour de un… FUMER! De deux… le faire DANS un hôpital. « Billie… calmes-toi… » tenta de me raisonner le petit ange qui vivait dans ma tête. Mais rapidement, le petit démon eu raison. D’un pas ultra-affirmé, je me précipita vers l’homme. Ma bombonne à la main. Est-ce que je pouvais attaquer un étranger d’un coup de bombonne? Je toussais juste à l’odeur de la cigarette. « Monsieur. Je. M’excuse. De. Déranger. Mais. Pourriez. Vous. Éteindre. Je. Ne. Veux. Pas. Paraitre. Impolie. Mais. Certains. Ont. De. La. Misère. À.» et une quinte de toux vient complètement envahir le restant de ma phrase dit d’un ton tranchant et arrogant à mort. Au moins, je me dis que le message que je voulais passé était clair. Respirer.


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MessageSujet: Re: Expectation [pv Mycroft]   Mar 18 Mar - 14:43

Mycroft avait rendez-vous avec Molly Hooper à la morgue. Un cadavre venait d’être identifié. Identité : Mark Ryder, 27 ans, blond, 1 mètre 85 pour 78 kilos. De son vivant, étudiant à la RADA. Et fils d’un couple d’agent du MI6. Son corps avait été retrouvé sur les bords de la Tamise. Mycroft imaginait sans mal la peau boursoufflé, la couleurs bleue, partout, et les poumons gorgée d’eau. Comment ? Pourquoi ? Menace ? Suicide ?

Trop de questions et aucune réponse en vue. Il était aimé, il était un génie dans son domaine et il avait la vie devant lui. Une vie gâchée, vraiment.

Son rendez-vous avec Molly se passa comme il l’avait prévu et comme ils se passaient la plupart du temps. Visite de son laboratoire, dissection du cas de décès puis descente à la morgue. Et vision du mort. Quelle beauté dans ce jeune étendu sur le métal froid, gelé. Quel dégoût, quelle amertume de constater que la vie ne tient qu’à un fil. Mycroft sentit sa gorge se nouée.

Il salua Molly, la remercia et partit. Loin. Le plus loin possible. A peine quelques pas dans un couloir désert, à vrai dire.

Et le voilà qui s’appui contre le mur, son dos bien droit, son pied légèrement appuyé contre le béton. Il ferme les yeux, expulsant bruyamment l’air de ses poumons. Une victime innocente dont le seul « tord » serait d’avoir pour parents des agents secrets. Sans le savoir, qui plus est. Mycroft aimerait hurler son impuissance. Mais le silence des trépassés l’entoure de toute part. Ce n’est pas le moment de craquer.

Si, il en a envie. Il en a besoin, ce qui est pire. Alors sa main se dirige lentement vers la poche intérieure de son blazer. Ses doigts agrippent sa bouée de sauvetage, la retirant lentement de leur cachette de tissu. Un paquet de cigarettes et un briquet luisant faiblement sous la lumière crue des néons.

Il embrasse le bâtonnet blanc, tendrement, approche la flamme, enflammant la feuille et le tabac. Et puis…Inspiration. La fumée toxique brûle tout sur son passage, langue, tranchée, poumons. C’est bon, ça détend.

Il expire, laissant le goût du tabac emplir sa bouche. Pas de risque que quiconque passe par là. Il sait que seul le personnel est autorisé à utiliser l’unique ascenseur desservant cet étage. Ainsi qu’en de rares cas où les proches sont obligatoires afin d’identifier les victimes.

Il tourne son regard vers l’horizon. Et aperçoit une jeune femme à l’air déterminé s’avancer vers lui.

« Holly shit… »

Il n’avait même pas eu deux bouffées.

Il éteint sa cigarette lorsqu’elle le sermonne si sérieusement qu’elle ressemble à une maîtresse d’école. Soudainement, elle est prise d’une quinte de toux. Fils en plastique circulant sous son nez, bonbonne à oxygène à ses côtés... Pourquoi fallait-il qu’une malade passe par ici ? Et que faisait-elle par là, au juste ? Pas le temps de s’appesantir davantage.

Il la pousse gentiment vers l’ascenseur, s’éloignant le plus possible d’elle dans la cage de verre et d’acier. Enfin au rez-de-chaussée, il la conduit vers les jardins. Et, afin d’accélérer la manœuvre, il n’a pas cessé de transbahuter la bonbonne, prenant grand soin de ne la heurter à aucun objet, aucun angle.

Il la fait s’asseoir sur un banc, au soleil, le vent soufflant doucement sur les nuages apportant un air frais et sans doute plaisant pour la demoiselle, du moins l’espère-t-il. Il attend qu'elle prenne un peu plus de couleur avant de s'enquérir de son état de santé:

"Vous vous sentez mieux? Je suis désolé de vous avoir importuner de la sorte, mademoiselle..."
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MessageSujet: Re: Expectation [pv Mycroft]   Mar 18 Mar - 18:20




Tell your mum what to expect
She said it's right out of the blue

Me lever à tous les matins en sentant l'oxygène dans mes poumons}Chaque matin, j’avais près d’une heure de traitements médicaux à traverser. Chaque matin depuis vingt ans, je faisais de l’aérosol pendant une demi-heure. Chaque matin et chaque soir, je faisais une demi-heure de physiothérapie respiratoire. Le temps commençait à augmenter progressivement. J’avais des rencontres avec mon docteur généraliste à tous les douze jours. Lentement mais surement, l’écart entre les rendez-vous diminuait. Il fondait. Mes cures d’antibiotiques devenaient de plus en plus régulières. Le temps passait. Mon temps me manquait. En l’espace de six mois, j’avais perdu quinze pourcent de capacité pulmonaire. Mon nom avait été inscrit en bas de la liste des donneurs. Je savais ce qui se passait. J’avais survécu à certains de mes amis. Je savais trop bien toutes les phases dans lesquelles je passerais. Je savais que mon autonomie me devenait de plus en plus illusoire.

Une autonomie… quelle putain d’autonomie? Je n’en avais plus depuis que ma vie était rattachée vingt-quatre sur vingt-quatre par des tubes à une bombonne d’oxygène. Sans ma fidèle bombonne, je ne survivais pas longtemps. Merci science moderne de me fournir une brève impression de la vie. Merci de me permettre d’attendre en conservant un semblant de vie réelle. Je savais que ça ne durerait pas toujours, mais tant que je n’étais pas sous le 30%, je pouvais plus ou moins fonctionner. Et j’étais stable depuis quatre semaines. Effrayée à l’idée d’être hospitalisée à nouveau. Si pressée de vivre que j’avais accepté la stupide idée de Zoey de sauter à la corde à danser. Si pressée de vivre pour me rappeler que mon but était de vivre et non pas de survivre. Pendant vingt-deux ans, j’avais été adulte et raisonnable. J’avais été mature et je n’avais jamais rien fait qui ne correspondait pas à ce que l’on attendait de moi. Et voilà… voilà que j’avais peur de mourir sans avoir vraiment vécue. C’était ce qui me menait à être aussi en colère contre un inconnu qui fumait dans la morgue. Comment pouvait-on bruler ainsi son oxygène quand d’autres se mourraient d’en avoir plus? Avoir une capacité pulmonaire normale, j’en aurais tellement profité pour vivre. Mon pas affirmé fit peur à l’inconnu. Je l’entendis clairement dire : « Holy shit… » Alors que j’approchais.

Avant même d’avoir ouvert la bouche, je lui faisais peur. J’étais de colère et d’envie de vivre. Et pourtant… pourtant le souffle me manqua encore une fois. Vite. Trop vite. J’aurais aimé pouvoir vivre jusqu’à cent ans, respirer à chaque seconde. Mais j’arrivais tout à peine à prendre le contrôle la dessus. J’avais à peine commencé à parler qu’il éteignait sa cigarette. Au moins, il comprenait un peu. Il faisait preuve d’un minimum de bon sens… enfin. En quelque sorte. Mais mon souffle court, je me mis à tousser au moment où j’allais finir mon hiatus. Mon souffle court, je sortis un mouchoir de mes poches. De toute façon, je toussais tout le temps. La mucoviscidose, jusqu’au moment où l’on arrivait dans les stades terminaux de la maladie, était une maladie pour peu dire invisible. On entendait la toux. On voyait les symptômes des problèmes de digestion… mais on n’avait jamais l’air d’être malade… jusqu’à ce que l’on ait l’air d’être sur le point de mourir. C’était mon cas aussi. Ma toux était profonde, sèche et pleine de mucus. Doucement, l’homme me prit par le poignet et il prit la poignée de mon chariot pour ma bombonne d’oxygène. Il me poussa vers l’ascenseur. Nous montèrent vers le rez-de-chaussée. Et nous nous rendîmes vers les jardins. Assise sur le banc, je me penchais vers l’avant. Il y avait du soleil. C’était une magnifique journée. Au bout d’un petit moment, le souffle me revient.

Je relevais mes yeux vers l’homme. C’était un homme… un peu plus jeune que mon père. Peut-être cinq ou six ans. Un complet. Pas mal plus chic que ce que mon père portait. Fallait dire que mon père était ambulancier. Alors… le plus chic qu’il allait c’était pas mal la paire de jeans et le chandail polo. Cheveux roux. Grand quand même. Un petit ventre. Probablement quelqu’un d’aisé dans la société. Moi, j’avais beau prendre des tas de supplément je restais drastiquement rachitique. « Vous vous sentez mieux? Je suis désolé de vous avoir importuné de la sorte, mademoiselle. » Je souris doucement. Il manquait que le "milady" pour avoir la classe d’un vieux film. Je passais nerveusement une main derrière. Disons que mon intervention s’était voulue noble… mais présentement je me sentais plutôt pathétique d’avoir voulu me mêler de quelque chose qui ne me concernait pas. J’aurais pu ne pas agir… ça aurait changé quoi à ma vie, hein? Il s’en foutait que je le jalouse de pouvoir se foutre de sa santé au point de s’en allumer une. Je souris doucement. « Je vais mieux… Ne vous inquiétez pas pour moi. C’est quasiment de la routine pour moi… » J’eus un autre sourire. Ça devenait grave quand on s’habituait à ça. J’eus une petite hésitation : « Je m’excuse pour le monologue de toute à l’heure monsieur… c’est juste un peu frustrant… pour moi! » J’eus un autre petit moment de silence en mordillant ma lèvre inférieure. Frustrant, c'était le mot. D’une petite voix, je tendis ma main et je rajoutais : « Bille Mackenzie Wilson, monsieur… enchanté! »


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MessageSujet: Re: Expectation [pv Mycroft]   Dim 23 Mar - 21:28

Mycroft n’arrive pas à détacher les yeux de cette bonbonne à oxygène. Le métal lui avait semblé si froid, si inhumain, si brutal. Comme une arme blanche, comme le manche d’un couteau. Avec, on défendait sa vie. Sans, on mourrait sous les assauts de l’ennemi. Et le sien, à cette jeune fille, était plus perfide que les terroristes. Contrairement à eux, on ne les tuait pas avec une simple balle entre les deux yeux, non. On ne se débarrassait pas d’eux, pas de la maladie. Surtout pas à ce stade là.

Dans ses yeux chocolat, Mycroft savait qu’elle savait. Ils savaient tous les deux. Ils lisaient le destin de la jeune fille grâce aux signes émis par son corps mince, os fragiles, cage thoracique se soulevant lentement et avec difficulté. Lutte permanente pour l’oxygène, pour respirer. Ce qui était donné aux autres devait se conquérir pour elle.

Mycroft est ébahi de constater qu’elle ne lâche rien. Pas un seul instant elle n’a l’air de faiblir face au constat amer qu’elle fait. « Quasiment la routine »… Il soupire devant pareils mots. Il aimerait ne pas les entendre. Souvenirs corrosifs de son enfance. Quasiment la routine d’être la tête de turc de ses camarades jaloux de son intelligence supérieure. Son physique particulièrement ingrat dans son adolescence représente un complexe qu’il garde encore, atténué cependant. Lui avait réussi à s’en débarrasser par beaucoup de sport et une bonne dose de courage. Elle… Son combat se jouait sur une toute autre dimension.

Sa petite voix au timbre encore marqué par une certaine candeur enfantine finie de charmer le trentenaire.

« Mycroft Holmes. Enchanté de même. »

Il serre cette petite main de ses doigts fins.

« Vous n’avez pas à vous excuser pour l’incident de tout à l’heure. Je pense avoir également ma part de responsabilité dans cette affaire. Je vous présente également mes excuses. »

Il baisse le regard, suivant le geste à la parole.

Mycroft laisse le silence s’installer entre eux, préférant laisser le temps à Billie de profiter pleinement de cette belle journée ensoleillée prometteuse de bien de surprises, ainsi que de s’acclimater à lui ou bien de partir, si elle le désire. Lui est bien ainsi à dorer sa figure trop blanche d’homme enfermé dans son bureau. Pour un peu il se mettrait à ronronner comme un gros chat heureux.
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MessageSujet: Re: Expectation [pv Mycroft]   Ven 4 Avr - 23:39




Do you want to work in Debenhams
Because that’s what they expect

C'est tellement une chose puissante}Le métal de ma bombonne, j’aurais bien voulu le faire disparaître. Je voyais le regard que portait l’homme sur elle. Elle hurlait mon état. Certains de mes amis avaient réussi à vivre avec que le purificateur d’air. Moi, ce n’était pas suffisante. Le soir, souvent, je prenais de couleur pour rajouter de l’énergie sur ma bombonne. S’il fallait que je la considère comme mon animal de compagnie, il faudrait au moins qu’elle s’adapte à mes couleurs. Je commençais par la colorer lentement. « Mycroft Holmes. Enchanté de même. » Je serrais doucement la main.

Il avait une main pleine d’assurance. Une main d’homme d’importance. Ma poigne à moi se voulait pleine d’assurance. Mais j’avais encore des mains de gamine. J’étais encore qu’une gamine. Au diable le mensonge. Être adulte, ce n’était pas vraiment mon plan dans la vie. Je voulais vivre pas devenir mature et ne m’intéresser qu’aux comptes et autres babioles qui passionnaient les adultes. Une partie de moi était encore fortement attaché à mes dessins animés du samedi matin, à mes jeux vidéo et à rire pour un rien pendant des heures jusqu’à en avoir mal au ventre. J’étais le syndrome de Peter Pan dans son état le plus pur. Pourtant, j’avais choisi un domaine d’étude et de stage difficile. Au Yard, comme profiler. J’avais suivi des cours en psychologie criminelle. J’avais voulu faire comme dans les livres policiers qui avaient bercé trop de mes séjours. Et j’arrivais parfois à me faire croire qu’u jour je pourrais être aussi normale que les autres.

Un petit sourire, je fis un lien avec son nom. « Y’a un consultant du Yard qui s’appelle Holmes aussi… Sherlock, je crois… vous le connaissez? » dis-je d’une petite voix. Holmes était quand même un nom courant. Bien sur qu’il ne le connaissait pas… et puis, je ne le connaissais qu’à peine. Il trainait parfois dans les bureaux du Yard. Je ne savais que sa fonction et je ne l’avais qu’entrevue. Détective consultant. Sur le terrain, à trainer avec Greg Lestrade et un doc que je croisais de manière régulière dans le bureau de Clark. Sauf que le nom avait fait les manchettes quelques deux ans plutôt. Un détective avec un blog à mourir d’ennui que j’avais pourtant dévorer après avoir lu d’autre blog pendant que j’étais hospitalisée et en isolement.

« Vous n’avez pas à vous excuser pour l’incident de tout à l’heure. Je pense avoir également ma part de responsabilité dans cette affaire. Je vous présente également mes excuses. » Il avait doucement baissé les yeux. Il devait avoir la trentaine avancé… mon père venait d’avoir quarante-et-un. Mais il semblait me venir d’un milieu diamétralement opposé du mien. J’avais eu de la chance. Mes parents, sans être riche, se débrouillaient financièrement. On avait une jolie maison. J’avais un joli appartement et presque une indépendance. Si près et si loin à la fois de celle de Zoey qui avait quitté la maison pour s’installer sur le campus et qui faisait la fête jusqu’à pas d’heures. Même sans la bombonne, je n’avais jamais réussi à durer aussi longtemps que mon amie. « Ce n’est vraiment pas grave. J’ai juste de la misère à comprendre parfois pourquoi des gens détruisent leurs poumons alors que je meure de pouvoir respirer avec toute la capacité de leurs poumons. » Il arrive un certain stade dans ma maladie ou l’on réalise que l’on a peu de chance de gagner. Je n’étais pas encore là. Mais je savais… je savais qu’un jour ou l’autre, la maladie gagnerait sur moi. Je savais que cette bataille-là, j’avais beau m’acharner dessus elle n’était pas vraiment mienne à porter. J’avais beau m’acharner et me dire que je ferais une petite différence dans ma vie, un jour ou l’autre. Je pouvais m’écrouler comme un château de carte. La vie me manquait et j’aimais la vie. J’aimais vivre. Je voulais tellement vivre que j’en faisais des conneries. Je merdais pour vivre. « Pardon… Zoey me dit que je devrais cesser d’être honnête par rapport à ça. » dis-je avec un petit sourire. Mon état à moi ne me troublait pas outre mesure. Je savais ce qui m’attendait. Des amis à moi avaient perdu leur bataille si longtemps avant que la mienne n’en arrive à ou j’étais rendue. Ma bataille était celle d’une journée à la fois. Je relevais encore la paille. À rajouter avec ma discussion avec le docteur Clark.

[/quote]

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