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 Let it go [PV: Jawn et Mollynette]

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MessageSujet: Let it go [PV: Jawn et Mollynette]   Dim 20 Avr - 12:03




The snow glows white on the mountain tonight
Not a footprint to be seen

Je n'étais pas prête à admettre que c'était vrai} Ce matin, en me regardant dans le miroir, je réalisais peu à peu à quel point j’avais l’air ridicule. Mon soutien-gorge était trop serré. Je débordais de partout. Mon pantalon n’attachait définitivement pas. J’avais vraiment commencé à prendre du bide. Pas très étonnant… mais ça me sautait aux yeux alors que j’étais dans cette tenue pathétique devant le miroir de ma chambre. Vendredi, Esther avait été particulièrement rude en me demandant de me tasser du corridor disant que je bloquais le chemin. J’avais les nerfs en boule. Je ne sais pas si c’était la faute du nombre d’heures que j’avais fait cette semaine ou juste des hormones mais j’avais pratiquement fondue en larme dans le corridor après avoir hoqueté que je n’étais pas grosse. Je n’étais pas grosse. Sauf que… bébé commençait à pousser. Je n’étais pas certaine à 20 semaines presque que je voulais que mon ventre soit visible. J’étais à mi-chemin… et j’étais toujours pas capable de dire à qui que ce soit que j’étais vraiment enceinte. Je voulais et je ne voulais pas que ça soit vrai.

J’avais finalement rajouté une autre personne sur la très courte liste de personne qui savait que j’étais enceinte. C’était la faute du café. S’il n’y avait pas eu de café, ce matin, je n’aurais pas été en train de me scruter dans le miroir de ma chambre. Sauf que j’étais allée à la morgue dans le cadre d’une enquête. J’avais croisée Molly Hooper – ma belle-sœur, qui m’avait proposé un stupide café. Je n’avais pas été capable de refuser… sauf que j’avais eu tellement mal au cœur quand elle avait déposé sa tasse fumante sur la table que j’avais hoqueté la vérité à son visage. Bébé n’aimait pas le café. Je ne pouvais pas nier ceci. J’avais été naive de croire que ça ne changerait absolument rien qu’elle sache. Mon patron Lestrade savait depuis près de deux mois que j’étais enceinte et depuis près de deux mois j’étais envoyé sur les scènes de crime les plus mortelles. C'était les cas de suicides, de morts suspectes mais sans intérêt majeurs ou des cas si refroidi par l’attente que les corps avaient eu le temps de se décomposer en intégral. Je savais que c’était la manière qu’il avait trouvé de me faire comprendre qu’il fallait que je fasse attention à moi. Quant à mon cousin Aiden, il fallait dire que s’il me laissait aller pisser toute seule dans les bureaux du Yard c’était déjà beaucoup face à ce qu’il faisait. Ma mère… pitié… ne me lancer pas sur le sujet de ma mère. Je manquais présentement d’excuse pour fuir les rencontres familiales avec ma mère. Et le boulot commençait peu à peu à ne plus en être une.

Quoiqu’il en soit, Molly avait réussi à m’acculer au pied du mur. Je n’avais pas pu réussir à esquiver sa demande de magasinage. Sauf que c’était sans l’ombre d’un doute pour me couter une véritable fortune… et je ne voulais pas. J’étais bien dans mes fringues que j’avais choisies avec Jesse… Sauf que ce matin… ce matin dans mon miroir je réalisais à quel point j’étais absurde. Je me laissais retombée sur le lit. J’avais beau nié l’évidence… tout le monde la voyait la putain d’évidence. Dans un ultime effort de tenter de trouver un vêtement dans lequel je n’avais pas besoin de porter un élastique pour élargir l’attache du pantalon avec un savant ensemble d’élastique, je fouillais à l’intérieur de ma garde-robe… J’avais renoncé à porter le trois quart de cette dernière depuis deux semaines. J’enfilais un savant ensemble de pull et de chandail qui commençait peu à peu à devenir serré. Définitivement serré. Définitivement. Voyant que je ne pouvais pas rentrer dans aucun pantalon sans le truc des élastiques, je me retournais vers le tiroir des pyjamas. Je farfouillais pour aller dans le fond. Je finis par frôler un vieux bas de pantalon de sport que je ne pouvais pas jeter parce qu’il datait du début de ma relation avec Jesse. Il était mon dernier secours. Quand je ne savais plus quoi porter, quand j’étais en journée de congé… c’était ce pantalon qui revenait. Il était ample, informe… vieux… comme cette petite voix dans ma tête qui me répétait sans cesse que c’était mon statut émotionnel résumé en une seule et unique paire de pantalon.

Abandonnant ce qu’il me restait d’estime personnelle loin derrière moi – à quelque part entre ma paire de pantalon en jean que j’avais porté le jour du dernier déploiement de mon mari et cette petite robe que je m’étais acheté pour notre sixième anniversaire de mariage, je fouillais dans les tiroir de mon mari pour y trouver un de ses vieux t-shirts. Bien décidée à ne faire aucun effort pour avoir l’air présentable, j’enfilais le chandail. Ils avaient toujours été un peu trop grand… mais il laissait maintenant entrevoir la courbe de mon ventre. J’attachais mes cheveux et ne je réussis même pas à me convaincre de passer dans la salle de bain pour que mes yeux voient l’ombre d’une brosse à maquillage. J’étais de toute façon passée à la toilette – cinq fois depuis que je m’étais levée. Trois pour aller vomir et deux pour aller aux toilettes. Je m’exaspérais moi-même. J’allais avoir besoin d’aller voir John pour lui demander pour un médicament pour les nausées. Je ne pourrais plus durer pendant des siècles. Cette pensée me traversa la tête alors que j’enfilais une paire d’espadrille. Je ramassais mon sac à main. À quatre mois de grossesse, j’avais encore des nausées qui me rendaient dysfonctionnelle. Et j’avais presque hâte d’être maman juste pour qu’elles disparaissent brusquement.

Ramassant mon sac à main après avoir vérifié que j’avais mes cartes, je filais vers le centre commercial en voiture. Je faillis en chemin me stationner sur le côté quatre fois pour appeler Molly et lui dire que je ne pouvais simplement pas… Je n’étais pas capable de le faire que Lestrade m’avait appelé… Mais voilà que je me retrouvais. Stationnée en pleine cité, accotée à ma voiture, l’air d’une loque, perdue, les yeux rivés sur mon cellulaire attendant ce qui me semblait être la fin de mon monde bercé d’illusion. Je fermais les yeux en appuyant doucement une main sur mon ventre. J’avais choisi un mauvais ensemble. Je soupirais.


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MessageSujet: Re: Let it go [PV: Jawn et Mollynette]   Dim 27 Avr - 11:21

Casey, Molly & John



« J'espère que le fait que tu viennes sera une bonne surprise pour Casey. Surtout ne déjeunes pas, comme ça on va l'amener dans le Coffee Shop du centre sinon elle va encore sauter des repas. ».

Molly n'était même pas encore sortit de son lit qu'elle avait envoyé un message à son ami de presque toujours John Watson. Après que Casey soit partit de son lieu de travail et qu'elles aient décidées de cette journée shopping, elle avait tout de suite proposé à son ami de venir. En réalité, même si c'était aussi pour voir John, ce n'était pas sans intérêt. Elle savait très bien que cette journée qui normalement devrait se passer sans ennui aurait par moment des gros trous d'émotions. Comme par exemple, quand un avion vole normalement dans un espace aérien et que d'un coup il est aspiré par une perturbation atmosphérique et que tous les passagers sont secoués comme des chiffonniers. La situation qu'ils allaient vivre serait sans doute similaire. Casey par la faute de ses hormones, faisait effet de perturbation atmosphérique pouvant éclater à tout moment. Et Molly savait pertinemment qu'en dépit de sa grande douceur et de sa patience, elle ne tiendrait pas toute la journée comme ça et qu'au bout d'un moment elle pourrait être acide avec elle. Alors John serait là pour calmer les tempêtes, sa présence bienfaitrice apaiserait les humeurs. Il avait été ravi quand la jeune femme lui avait proposé cette sortie comme au bon vieux temps. L'équipe de choc.

Sans attendre la réponse de son ami, Molly se leva rapidement, beaucoup plus enjouée qu'a l'habitude. Même si elle aimait par dessus tout son travail, le week end était une vraie bouffée d'air frais. Elle pouvait rester beaucoup plus longtemps dans son amour de lit à rêvasser et quand en plus, elle sortait avec ses amis, la perspective d'une journée heureuse lui donnait la pêche. Passant par la cuisine pour nourrir son chat qui pour une fois n'était pas venu sur le lit pour la réveiller, elle partit immédiatement en direction de la salle de bain pour une mise en beauté. Un jean bleu et un chemisier rose, elle ne se compliquait pas la tâche. Simple mais élégante. Un chignon pour pas que ses cheveux lui donnent chauds quand ils commenceraient le marathon et la jeune femme était prête. Embrassant Koschei sur la tête qui miaulait de mécontentement que sa maîtresse parte alors que c'était la journée hebdomadaire de ses grattouilles dans le lit de celle ci, Molly ne fit pas attention et attrapa son petit sac bleu qu'elle passa en bandoulière avant de claquer la porte.

Aujourd'hui, elle n'avait pas envie de s’embêter à prendre le métro et alla donc dans le parking sous terrain qui se trouvait quelques mètres plus loin pour prendre sa voiture. C'était une petite voiture, de type coccinelle que ses parents lui avaient offert pour la réussite de son diplôme de médecin légiste ce qui remontait à un moment. Elle était violette et sentait bon le bonbon, mais même si elle aimait sa voiture, ne l'a prenait pas souvent. La conduite l'a rendait nerveuse, sachant pertinemment où elle finirait si elle avait un accident. Et puis son travail n'était pas loin de son habitation et elle prenait plus de temps à trouver une place et se garer et d'y aller. Par contre, pour le centre commercial c'était une autre histoire. Et puis, comme ça, elle n'aurait pas à se transporter à la main les paquets de ses achats, même si elle savait que Casey l'aurait ramené même sous la menace.

Mettant la clé dans le contact, de la musique classique résonna dans le petit espace alors que la jeune femme sortait du parking. La musique adoucit les mœurs et ce proverbe correspondait totalement à Molly. Heureusement, la circulation n'était pas dense en ce samedi matin et la jeune légiste put arriver sans danger à coté du grand magasin. Stoppant sa coccinelle, elle réfléchit alors ce qui serait le mieux. Aller dans le parking et se retrouver comprimés avec beaucoup de voitures ou essayait de trouver une place dans les rues adjacentes ? Tournant la tête, elle choisit alors la deuxième option et elle partit alors faire un petit tour pour chercher une place. Quelques minutes après et avec une extraordinaire chance, elle put se garer sans trop d'encombre. Sortant son téléphone de sa poche, elle envoya simultanément un sms à John et Casey. « Je suis arrivée, on se retrouve devant l'entrée A du centre. A de suite ».

Vérifiant qu'elle n'est rien oubliée à travers la vitre de sa voiture, Molly partit alors en direction du centre à travers les rues voisines. C'est alors, qu'avec une grande coïncidence, elle reconnu la voiture de sa belle sœur, et celle ci appuyés dessus son portable à la main.

Casey, Casey je suis là.

Elle n'avait pu s’empêcher de lui hurler ça dans la rue, se fichant des passants, trop heureuse de voir son amie. Se précipitant vers elle, elle l'enserra alors dans ses bras tout en lui faisant une bise chaleureuse. « J'espère que tu es prête pour cette journée. En plus le soleil est avec nous. ». Comme pour confirmer ses dires, la jeune femme sortit de son sac une paire de lunette de soleil bleu, assortit à son jean tout en rigolant. Elle savait que son humeur était communicative. Comment le faisait elle ? Même après des années cela restait un mystère, mais elle s'en fichait un peu. Elle voulait que Casey soit bien, détendu et que peut être accepte sa grossesse. Lui prenant le bras et en s'éloignant de leurs voitures, Molly l'entraîna doucement vers le centre commercial tout en lui faisant un grand sourire. « Tu sais quoi ? J'ai une surprise pour toi et je suis sûre que tu vas adorer. »


 
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