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 Dernier service [PV Théo]

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MessageSujet: Dernier service [PV Théo]   Mer 22 Mai - 3:16




Remplis mon verre
J'ai soif comme l'ennui

Un jour, j'étais médecin... j'avais tout. } Dans un dernier élan de lucidité, j’avais confié les clés de ma bagnole au barman et je lui avais griffonné sur une serviette : « Si jamais je te les demande, téléphone à ce numéro. Dis-lui de venir me chercher. ». C’était ma manière de me protéger. De m’assurer que mon patron ne saurait pas. De me rassurer que mon apparence de perfection ne cédait pas sous le poids de cette douleur qui m’envahissait. Il y avait trois semaines que je travaillais pour le Yard. Et j’avouais que l’idée de me faire ramasser ivre morte par des collègues et amener au poste pour me retrouver face à mon patron m’écœurait au plus haut point. « bon samedi Lestrade… tu vas bien. Moi, pas autant qu’au taf, tu vois. » C’était la manière idéale de passer de chien de poche du patron à idiote du village.

Il ne me servait à rien de lui expliquer que j’avais de bonne raisons d’être ivre…. Il n’y a à mes yeux aucune raison d’être ivre. Alors comment aurais-je pu lui expliquer la cause de mon mal-être? Il y avait quatre semaine que l’on avait toqué à ma porte. C’était le dernier dimanche du « avant ». Le premier du « après ». Celui où j’avais compris finalement que la guerre n’avait rien de positif. Rien de romantique. La guerre, c’était des morts. Des vies que l’on arrachait de force à de hommes de cœur, des femmes de têtes, des enfants innocents. J’avais servi à ma manière pendant près de dix ans la grande et noble nation britannique. Mon mari était au front et moi j’étais médecin. J’avais une vie magnifique. Et puis il y avait eu cette embuscade dont je n’avais qu’entendu parler. Et d’épouse, j’étais passée à veuve. Ce mot tabou qui n’avait pas encore franchi les limites de mes lèvres. « Veuve » ça faisait adulte, ça faisait grande, ça faisait…. Mature. Toute ma vie, jusqu’à ce que mon statut marital change, j’avais été sobre. L’église voyait mal l’alcool. Je m’abstenais donc. Et de toute façon, je n’aimais pas le contact amer de cette substance contre ma gorge.

Mais présentement, j’en appréciais son effet anesthésiant. Je n’étais quand même pas pour m’injecter du propofol dans le sang jusqu’à ne plus sentir la douleur qui m’étreignait dès que je cessais de travailler. Dès que je laissais une seule odeur, une seule rue, une seule idée me rappeler Jesse et sa joie de vivre. Je me demandais néanmoins combien de vendredi et de samedi je pourrais suivre comme ça. J’avais pourtant repoussé au plus loin l’idée du deuil et de l’absence en commandant mon premier Cosmopolitain de la soirée.

Quatre heures après mon entrée, j’avais plus dansé que bu mais comme je n’en avais pas l’habitude, les cinq ou six cocktails avaient eu un effet plus que raisonnable sur mon petit corps. Tant pis, ainsi, pour un instant, pour un moment, j’étais heureuse et je n’avais plus l’impression de mourir à chaque pas que je faisais. J’avais presque l’impression que j’avais encore seize ans et que je sortais de ma première course d’automobile avec Jesse. Les yeux rieurs, j’avais demandé au barman de me passer le téléphone. « Je vais m’appeler un taxi, parce que je suis sage. »

Mes doigts avaient composés le numéro de Théo. Théodore, c’est mon cousin. C’est aussi un des seuls qui sait pour Jesse dans mon milieu de travail. Et c’est aussi après mes frères et mon père, l’homme dont j’étais probablement le plus proche. Théo, c’était celui qui allait tenter de me raisonner tout le long du trajet comme quoi ce n’était pas nécessairement la manière de gérer mon deuil la plus appropriée que de vouloir être anesthésiée entièrement. Derrière moi, la musique imitait le rythme d’un battement de cœur. C’était peut-être parce que je n’entendais que la basse. « Décroche, Théo… pitié. » Quelle heure était-il? Deux heures? Deux heures et demie? Je devais le réveiller. Il y eut le déclic d’un appareil auquel on répond. J’entendis ma voix raisonnée : « Théo, c’est Casey…. Tu peux venir me chercher. Je suis pas en état de conduire et je suis venue en voiture. ». À l’enterrement, Théo avait répondu présent. Il m’avait dit que si jamais j’avais besoin de quelque chose, je pouvais l’appeler… et là, j’avais besoin d’un taxi que je connaissais.

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MessageSujet: Re: Dernier service [PV Théo]   Ven 24 Mai - 14:46

J’avais l’impression que je venais à peine de me coucher. Je ne m’étais pourtant pas couché excessivement tard. Minuit à tout casser. Il me fallut quelques secondes pour réaliser que la sonnerie que j’entendais et semblait si loin venait de chez moi et non de mon esprit perdu dans mes rêves. Je dérochai difficilement le téléphone en me passant une main sur le visage

- Allô ?, répondis-je d’une voix endormie

- Théo, c’est Casey…. Tu peux venir me chercher. Je suis pas en état de conduire et je suis venue en voiture, entendis-je une voix féminine me répondre

Casey ? Qu’est-ce qu’elle faisait dehors à cette heure-là ? Je soupirai en me rappelant ses autres coups de fil et passai une main dans mes cheveux en baillant, essayant de me réveiller

- Oui, bien sûr… Tu es où ?

Je mémorisai l’adresse du bar, le même que d’habitude de toute façon, et me levai. Je m’habillai rapidement et fis un détour par la salle de bain me passer de l’eau fraîche sur le visage pour être bien réveillé et ne pas m’endormir au volant. Puis j’attrapai un blouson et sortit. L’air frais acheva de me réveiller et je pris la route du bar.

Casey, Casey, Casey… Elle était en train de partir totalement à la derive. Elle n’avait pris aucun jour pour faire son deuil. Pas un seul. Elle travaillait comme une acharnée et elle allait finir par s’écrouler. Et elle commençait lentement mais surement à partir sur un terrain dangereux avec l’alcool. Ce n’était pas la première fois qu’elle m’appelait pour que je la ramène parce qu’elle était incapable de conduire. Et je n’aimais pas la voir comme ça. Ça me faisait mal de la voir sombrer comme ça.
Casey…c’était Casey quoi. Ma cousine qui m’avait toujours embarqué dans ses coups tordus parce que j’étais trop faible pour lui dire non, depuis tout petit. J’avais bien essayé de la raisonner au fur et à mesure que nous grandissions mais Casey était tellement têtue… C’était ma cousine dont j’étais la plus proche, peut-être dû à nos âges rapprochés aussi, et je l’adorais. Et la voir dans cet état parce qu’elle voulait absolument donner une image de femme forte et qu’elle intériorisait tout au point qu’elle allait imploser me rendait malade. Cette fois j’allais remettre les pendules à l’heure. Je ne comptais pas la laisser sombrer jusqu’à couler.

Arrivé au bar, je récupérai ses clés de voiture en remerciant le barman et entraînai ma cousine vers ma voiture où elle s’assit côté passager. Je viendrais rechercher sa voiture demain. Ou elle viendrait le faire si elle en était capable. Je repris la route vers chez moi. Il était hors de question que je la laisse seule chez elle. Je restai silencieux quelques minutes puis décidai que l’on s’expliquerait à la maison. Là, je devais me concentrer sur la route. Une vingtaine de minutes plus tard, nous étions chez moi. Je l’amenai dans le salon et m’assis sur la table basse en face du canapé.

- Casey, ça peut pas continuer comme ça, lui dis-je d’une voix à la fois douce et ferme. Va falloir faire quelque chose parce que je supporte plus de te voir sombrer comme ça. En plus ça ne te ressemble pas. Je veux dire, finir complétement bourré dans un bar à deux heures et demi du mat’ ? Sérieusement ? Casey je sais ce que tu traverses, je sais que c’est dur et…je suis vraiment prêt à faire tout ce que je peux pour t’aider. Mais c’est pas boire jusqu’à tomber ivre morte qui va t’aider. Et là t’as eu de la chance, t’as eu assez de lucidité pour confier tes clés à quelqu’un et m’appeler mais imagine qu’un jour tu l’ai pas hein ? Que tu reprennes le volant dans cet état et que tu finisses embouti dans un mur, une autre voiture ou Dieu sait quoi d’autre ?

Je la regardai, vraiment mal à cette pensée, et me radoucit

- Je…j’ai aucune envie que Chad, Cameron, Carter ou tes parents m’appellent un jour pour me dire que tu t’es bêtement foutu en l’air en voiture parce que t’avais trop bu. D’accord ? Je suis prêt à faire n’importe quoi pour t’aider Casey, mais…il va falloir te reprendre pour ça…

Je failli ajouter que Jesse n’aimerait pas la voir comme ça mais n’en fis rien, songeant que c’était quand même un peu trop fort.

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MessageSujet: Re: Dernier service [PV Théo]   Lun 27 Mai - 6:10




Soif comme un désert
Qui rêve de la pluie

J'avais la belle petite maison, un salaire extra, des avantages sociaux, un mari que j'aimais et foi en ma patrie}Il n’avait rien dit quand il était arrivé. Il avait simplement demandé mes clés au barman et il m’avait pris la main. Dans mes escarpins, je le dépassais un peu. Je souris doucement en lui serrant le bras pendant qu’il me reconduisait du côté gauche de sa voiture. Une petite bruine fine tombait sur Londres – une habitude idiote de cette saison. J’étais correcte à l’intérieur de sa voiture. Il faisait une chaleur rassurante à l’intérieur de sa voiture. Pendant les vingt minutes du trajet, j’appuyais mon front sur la fenêtre froide de sa voiture. L’air de mon nez créait de la buée sur la fenêtre. J’étais fatiguée. Mes yeux fermaient toute suite entre les lumières étincelantes de la rue. Nous arrivâmes chez lui et il m’aida à m’extirper de la voiture. Clopinant dans mes souliers trop grands, j’arrivais à la porte et je retirais mes souliers. Encore supporté à demi par mon cousin, je me rendis dans son salon. J’étais assise droite même si je mourais personnellement d’envie de m’écraser dans les plis du sofa. Il me regardait dans les yeux et j’avais l’impression de voir disparaitre l’estime qu’il avait eu pour moi pendant toute notre enfance. Doucement, il s’assit sur la table basse. Il ouvrit la bouche une fois. Deux fois. Il se mit à parler. Des mots cruels que je n’avais pas envie d’entendre.« Casey, ça peut pas continuer comme ça. Va falloir faire quelque chose parce que je supporte plus de te voir sombrer comme ça. En plus ça ne te ressemble pas. Je veux dire, finir complétement bourré dans un bar à deux heures et demi du mat’ ? Sérieusement ? » J’aurais aimé pouvoir nier en bloc l’accusation. Dire que je n’étais pas bourrée… que j’étais juste triste et seule. Tellement seule que je me serais collé contre un arbre pour ne plus me sentir aussi seule. On m’avait donné le numéro d’une psychologue qui faisait affaire avec l’armée avant de me décharger. Je ne l’avais pas appelé. Autant que je savais avoir besoin de parler que je n’étais pas capable de le faire. Je n’étais pas encore au stade d’admettre que ce n’était pas mon genre de boire jusqu’à oublier. Que j’avais manqué plus de messes en quatre semaines qu’au courant des dix dernières années. Je fermais les yeux dans un ultime effort pour me détourner du regard de mon cousin. « Casey je sais ce que tu traverses, je sais que c’est dur et…je suis vraiment prêt à faire tout ce que je peux pour t’aider. Mais ce n’est pas boire jusqu’à tomber ivre morte qui va t’aider. Et là t’as eu de la chance, t’as eu assez de lucidité pour confier tes clés à quelqu’un et m’appeler mais imagine qu’un jour tu l’aies pas hein ? » Il était ma conscience. Celui qui me dictait ce qu’il valait mieux faire et mieux ne pas faire. Son ton était calme et ferme. J’aurais aimé qu’il se taise pour une rare fois. La brigade des mœurs pouvait bien attendre jusqu’à demain matin pour m’attaquer non? Mais je savais bien qu’au fond Théo avait raison en me disant que mon comportement présentement pourrait avoir des conséquences terribles. Si… non…. C’était impossible que je…. Je repoussais au plus profond de moi une idée qui, parfois lorsque j’étais sobre, venait me sauter au visage pour me rappeler cette dernière soirée où l’on se couchait un contre l’autre… mon mari et moi. Il valait mieux fréquenter l’oubli plutôt que vivre cette angoisse. « Que tu reprennes le volant dans cet état et que tu finisses embouti dans un mur, une autre voiture ou Dieu sait quoi d’autre ? »

Lentement, je déglutis. L’idée me faisait peur à moi aussi. Partie sur cette pente descendante, je ne savais pas où je m’arrêterais. Ivre et encastrée dans un mur, ce n’était pas le genre de fin que je méritais. Pourtant…. J’avais toujours aimé la vitesse et l’accélération. Je n’avais jamais bu avant l’enterrement. Un verre de champagne à mon mariage avait été mon exception. Je ne pouvais pas chuter pour l’éternité. Je ne pouvais pas mourir de cette manière parce qu’il avait raison, ce n’était pas moi. J’étais celle qui aimait sauter en parachute, frapper dans un combat de karaté, faire de la course automobile en circuit fermé qui amenait ce petit côté rassurant dont j’avais profondément besoin comme cette angoisse que je sentais dans le regard de Théo quand je trouvais je ne sais trop où le courage de rouvrir les yeux pour fixer Théo d’un regard vide et vitreux.« Je…j’ai aucune envie que Chad, Cameron, Carter ou tes parents m’appellent un jour pour me dire que tu t’es bêtement foutu en l’air en voiture parce que t’avais trop bu. D’accord ? Je suis prêt à faire n’importe quoi pour t’aider Casey, mais…il va falloir te reprendre pour ça… » Doucement, je passais une main devant mes yeux. Des tas de gens m’aimaient. Des tas de gens se désolaient de me voir dans cet état. Je n’aurais jamais osé parler à mes parents de cette façon en étant ivre. J’aurais eu honte du regard qu’ils auraient posé sur moi. Je sentis lentement mes yeux se baigner de larmes. Des larmes chaudes roulèrent le long de mes joues. Doucement, je murmurais. « Je veux tellement reprendre le contrôle Théo. Mais… mais je… je sais pas quoi faire sans Jesse. Je suis toute… toute perdue. Et seule… terriblement seule. Et désorientée… J’aime pas plus rien comprendre. Pourtant, je pensais pas que j’étais si dépendante de lui… mais je sais pas… je sais juste plus rien du tout… J’ai juste tellement mal, Théo…. Juste trop mal. » Il fallait peut-être éviter de le regarder dans les yeux. J’essayais de retenir mes larmes. Mais j’avais juste envie de me rouler en boule et de me jeter à la poubelle. J’avais envie de tout lui lancer à la figure, le fait que je me sentais seule, malade, triste, déboussolée… Doucement, j’avais ramené mes jambes sur le sofa et je me serrais en petite boule. Mes grands cheveux roux me tombaient dans le visage. J’avais peut-être besoin de ce rideau pour prendre le courage d’articuler certaines des idées qui me traversaient la tête par moment. Je m’entendais sangloter comme je n’avais pas sangloté depuis des lustres. Mon cœur était brusquement broyé par cela. Le dire ou ne pas le dire. Ouvrir la bouche et la refermer. J’avais l’air d’un poisson à travers mon filet de cheveux qui me protégeait de ce cousin dont j’étais si proche« Je crois… que je suis en retard… » Ma voix n’était qu’un simple filet à peine audible. Je savais très bien que Théodore me ferait une espèce de discours quand il comprendrait ce que j’avais voulu dire. Parce que j’étais médecin, intelligente et brillante. J’étais justement au courant des risques de boire dès le début de la grossesse. Mais je ne voulais simplement pas penser à ce qui pouvait se passer. Lentement, je fermais les yeux en passant une main sur mes yeux. Des larmes coulaient sans que j'en ai le contrôle et j'eus un petit hoquet de panique.



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MessageSujet: Re: Dernier service [PV Théo]   Mar 28 Mai - 11:18

Je me sentis encore plus mal si c’était possible en voyant Casey commencer à pleurer. Je voulais tellement l’aider. La voir rire comme avant… comme toujours depuis notre enfance où rien ne semblait pouvoir l’empêcher de trouver toujours quelque chose pour rire…

- Je veux tellement reprendre le contrôle Théo, me répondit-elle en murmurant. Mais… mais je… je sais pas quoi faire sans Jesse. Je suis toute… toute perdue. Et seule… terriblement seule. Et désorientée… J’aime pas plus rien comprendre. Pourtant, je pensais pas que j’étais si dépendante de lui… mais je sais pas… je sais juste plus rien du tout… J’ai juste tellement mal, Théo…. Juste trop mal.

Oh Casey… Je ne l’avais jamais vu aussi perdue. Mais en même temps Jesse avait été son premier et seul amour. Elle l’avait pour ainsi dire toujours connu et ils formaient un couple parfait. Ça faisait mal de la voir comme ça, perdue comme une enfant. J’avais envie de la prendre dans mes bras, de la réconforter, de lui dire que ça allait aller, que c’était dur mais qu’elle allait arriver à surmonter ça. Mais je ne fis rien. Parce que je savais que là tout de suite elle préférait rester seule sur le canapé. Parce que je la connaissais et que je savais qu’elle devait avoir honte que je la voie dans cet état. Même si c’était infondé puisque même si je n’approuvais pas, je comprenais quand même pourquoi elle agissait comme ça. Mais je sentais mon cœur se serrer en l’entendant sangloter comme ça. Je l’avais rarement, même jamais, vu dans cet état.

- Je crois… que je suis en retard…, articula-t-elle difficilement

Je fronçai les sourcils. En retard ? De quoi parlait-elle ?

- En retard ? En retard où ? De toute façon je vois pas où tu peux être en retard à cette heure-ci… Viens…

Je la pris par la main et l’emmenait dans la salle de bain où je l’assis sur le bord de la baignoire. Je mouillai un gant à l’eau froide et enlevai ses cheveux de son visage avant de passer doucement le gant sur celui-ci. Il fallait qu’elle se calme, qu’elle reprenne un peu le contrôle.

- Allez, calme-toi Casey… Respire à fond… ça va aller…

Je n’allais pas la laisser comme ça. Elle était mal et seule. C’était une association dangereuse et désagréable.

- Tu sais quoi ? Tu vas rester à la maison… Ok ? Le temps que ça aille un peu mieux. Parce que rester toute seule chez toi ne t’aide pas Casey…, dis-je d’une voix douce
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MessageSujet: Re: Dernier service [PV Théo]   Mar 28 Mai - 14:31




J'attends de la visite
Que je n'attendais pas

Et un jour, tout a basculé. Parce qu'il ne reviendrait jamais.}Parler à quelqu’un que l’on connait et que l’on aime est quelque chose de somme toute facile. Aligner des mots qui ont un sens certain peut sembler d’une évidence même. Et pourtant. J’avais l’impression que de parler n’avait jamais été aussi difficile. Que chaque mot avait le même gout amer que l’alcool que j’avais bu il y avait si peu et tant de temps à la fois. Je ne voulais pas parler. J’aurais simplement voulu me taire. Disparaitre entre les craques du sofa et faire comme si je n’avais jamais existé. Si tout ce qui se passait présentement n’était qu’un cauchemar. Car cela ne pouvait être qu’un cauchemar. Qu’un horrible rêve dont un jour on se réveille en demandant les bras rassurant de notre mère. Et pourtant, pourtant le regard que Théo me lançait me montrait que ce que je vivais était terriblement réel. Je fermais doucement les yeux alors que son regard était interrogateur pendant qu’il me répliquait.« En retard ? En retard où ? De toute façon je vois pas où tu peux être en retard à cette heure-ci… Viens… » Je paniquais. Théo ne comprenait pas ce que je voulais dire. Il ne comprenait pas cette boule qui c’était installée dans mon ventre après que j’avais vomis au bureau pour la première fois il y avait deux semaines. Quand j’avais sorti mon derrière d’agenda où je notais mes cycles depuis toujours, et j’avais compté une fois deux fois trois fois. Et j’avais blâmé le stress de mon deuil. Doucement, il m’entraina vers sa salle de bain. Je m’assis sur le siège de la toilette que le dessus avait été rabaissé. Je fermais doucement les yeux. Théo ouvrit l’eau pour mouiller une débarbouillette. Je pleurais en silence sans réussir à oublier mon angoisse. Lentement, il passa la débarbouillette sur mon visage. Effaçant peu à peu les traces de mon mascara qui avaient coulé. « Allez, calme-toi Casey… Respire à fond… ça va aller… » Sa voix était douce et calme. Beaucoup trop calme pour la tempête qui me secouait entière. Beaucoup trop calme pour moi qui avait envie de hurler. De m’époumoner jusqu’à ce que plus rien n’existe. Qu’il se sente aussi brisé et triste que je me sentais. J’aurais aimé qu’il puisse se sentir comme ça. J’ai fermé doucement les yeux pour respirer, une fois deux fois, trois fois. Je manquais de souffle et la pièce commençait à tourner. « Tu sais quoi ? Tu vas rester à la maison… Ok ? Le temps que ça aille un peu mieux. Parce que rester toute seule chez toi ne t’aide pas Casey… » Je savais qu’il avait raison… ce n’était pas sain de rester à la maison. De dormir dans ce lit où nous avions fait l’amour. De manger dans cette cuisine où nous avions passé des heures à rire. De trainer dans les mêmes rues où nous allions. De fréquenter les mêmes boutiques.

Ma voix me semblait étrangère quand j’ouvris finalement la bouche pour parler. « Okay, je vais rester... » Je n’étais qu’une poupée de cire qui avait été déposée là. Et je me laissais faire. Immobile. Des tas de pensées tournaient dans ma tête. Si vite pour quelqu’un qui voulait simplement que tout s’arrête. Si vite que je n’avais plus l’impression d’avoir le contrôle sur quoi que ce soit. Mon cœur battait la chamade. D’un geste trop calme pour venir de moi, je pris doucement la main de Théo dans la mienne et je répétais ce qui pour moi était la même phrase sans aucune différence. « Mais Théo… sérieusement, je crois que j’ai peut-être du retard… » Je l’avais encore murmurer alors qu’il commençait à retirer les mèches rebelle de mon visage. J’avais envie de me cacher et de disparaitre entre deux petites craques du plancher d’un coup sec encore une fois. Je respirais lentement pour essayer de repousser cette idée. Lentement, je passais une main sur mon bas ventre. C’était trop compliqué pour être vrai. Doucement, je murmurais en un seul souffle. « Dans le genre de… du retard. » Je le fixais avec un regard un peu effrayé comme si je réalisais pour la première fois le sens que ces mots pouvaient avoir dans ma vie. Oh! Non… c’était impossible et beaucoup trop compliqué et triste. Je devais avoir la même tronche que quand j’avais été obligé d’aller chercher son père pour le descendre de l’arbre.



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MessageSujet: Re: Dernier service [PV Théo]   Mer 29 Mai - 12:18

Je fus un peu rassuré en l’entendant accepter ma proposition. Je serais plus tranquille en la sachant ici avec moi que toute seule chez elle où chaque coin des pièces lui rappelait Jesse. Ce devait être affreux. D’être seul dans une maison où tout nous rappelait une personne qu’on avait perdu. Mais sa voix était quand même trop calme, trop… Ce n’était pas la voix de Casey. Elle semblait tellement…vide. Comme une coquille où il n’y aurait plus personne à l’intérieur. Je la regardais lorsqu’elle prit ma main et était en train d’enlever une mèche de son visage lorsque je me figeai, commençant doucement à voir où elle voulait en venir. Et lorsqu’elle posa sa main sur son ventre je n’eus plus de doute. Elle…elle pensait qu’elle était enceinte.

- Dans le genre de… du retard, murmura-t-elle tandis que je la regardais les yeux écarquillés.

Ses yeux à elle étaient remplis de frayeur. Elle avait vraiment peur. Ce que je pouvais comprendre. Comment allait-elle faire si elle était réellement enceinte, avec Jesse qui était mort ? Allait-elle la stopper ? Ou au contraire aller jusqu’au bout ? Mais dans ce cas comment allait-elle pouvoir élever cet enfant, leur premier et unique, alors qu’il lui rappellerait tellement Jesse ? Aurait-elle ce courage ? Je me sentais tellement mal pour elle, je n’aurais pas aimé être à sa place.

- Tu…Qu’est-ce que tu vas faire ? Si tu es vraiment enceinte ?, demandai-je doucement

De toute manière, peu importe ce qu’elle faisait, je serais là pour la soutenir, je n’allais pas l’abandonner à un moment aussi difficile.

- Et…Je sais que tu le sais et que tu me dire de me la fermer au lieu que de te faire la morale mais…mais si vraiment tu penses être enceinte… C’est encore pire d’être allé boire comme ça. C’est pas à toi que je vais expliquer à quel point c’est dangereux l’alcool quand on est enceinte. Non ?

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MessageSujet: Re: Dernier service [PV Théo]   Mer 29 Mai - 16:23




Allez, je t'en pris, fais vite
Elle sera bientôt là

J'ai eu envie de tout envoyé en l'air}Avoir des enfants, ça avait toujours fait partie du plan. Jesse en voulait et j’en voulais. Mais j’avais vingt ans, et j’étais aux études. Ou j’avais vingt-six ans et une carrière qui débutait à peine. J’avais eu de la misère à ralentir. De la misère à admettre que je devais m’imposer des limites différentes parce que j’étais enceinte. Parce qu’enceinte, je l’avais déjà été. Quatre fois. Quatre petits anges qui n’avaient jamais dépassé la quinzième semaine de grossesse. C’était dans les choses que l’on ne parlait pas. Pas à un cousin. Peu de gens savaient. Jesse, ma mère et Carter étaient probablement les seuls. À chaque fois que je revenais de l’hôpital, le cœur gros après une perte du bébé que j’aimais déjà, Jesse m’avait tendu les bras et il déposait sur mon front un petit baiser léger. Il avait murmuré des centaines de fois que l’on en ferait un autre. Que ce n’était pas grave. Et ce qui m’angoissait peut-être encore plus qu’une petite croix bleue sur un petit bout de carton, c’était de le perdre et de n’avoir aucun bras pour me réfugier. D’être seule avec ma tristesse. « Tu…Qu’est-ce que tu vas faire ? Si tu es vraiment enceinte ? » Les yeux de mon cousin s’étaient écarquillés sous la réalisation que je ne blaguais pas.

Sous la preuve qu’il comprenait finalement ce que je voulais dire. Le simple mot « enceinte » fit parcourir un long frisson tout le long de mon corps. Une espèce de chaleur qui m’irradiait. C’était la première fois pour lui. Parce que j’avais toujours cru bon d’attendre trois mois. Je ne l’avais pas caché à mes parents et à mon mari… mais je l’avais caché à lui et je m’en voulais un peu. Parce qu’il n’aurait jamais osé me demander ce que j’allais en faire si jamais j’étais vraiment enceinte. Doucement je secouais la tête. C’était tellement difficile comme option. Lentement, je murmurais encore. « Je… je sais pas… Je peux pas avorter. Children are a blessing from the Lord. Et Jesse aussi en voulait des bébés. On en voulait tous les deux… et on a… on l’a presque… été quatre…. Quatre fois… Mais toute seule? J’ai trop peur de pas être à la hauteur… Et puis, les gens au taf vont vouloir savoir qui est le papa… et je sais pas quoi répondre moi. » Je n’avais pas envie qu’ils sachent pour mon mariage, pour mon deuil, pour ma grossesse. C’était surtout cette partie d’explication qui me faisait terriblement peur. Je ne voulais pas ralentir. Pas que l’on me force à faire du huit à quatre dans un bureau. Parce que si je me retrouvais seule, je m’écroulerais et je le savais que trop bien. « Et…Je sais que tu le sais et que tu me dire de me la fermer au lieu que de te faire la morale mais…mais si vraiment tu penses être enceinte… C’est encore pire d’être allé boire comme ça. C’est pas à toi que je vais expliquer à quel point c’est dangereux l’alcool quand on est enceinte. Non ? » J’hochais la tête. Il n’avait rien à m’apprendre pour ce genre de situation. J’avais été médecin assez longtemps pour savoir quelles pouvaient être les conséquences de la consommation d’alcool pendant la grossesse. J’avais pratiquement envie de recommencer à pleurer en les voyant défiler dans ma tête. Je les connaissait par cœur… et je n’avais pas pensé parce que j’avais placé comme prioritaire mon mal de l’âme qui me rongeait peu à peu. « Je me sens tellement conne, Théo… tellement idiote. S’il y a vraiment un bébé dans mon ventre… je… je peux tout avoir gâcher. » Le fait d’en parler me soulageait un peu. Doucement, je passais une main sur mon visage. J’avais cessé de pleurer et je fixais Théodore en gardant doucement ma main gauche sur mon ventre.



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MessageSujet: Re: Dernier service [PV Théo]   Jeu 30 Mai - 16:31

- Je… je sais pas… Je peux pas avorter, me répondit ma cousine. Children are a blessing from the Lord. Et Jesse aussi en voulait des bébés. On en voulait tous les deux… et on a… on l’a presque… été quatre…. Quatre fois… Mais toute seule? J’ai trop peur de pas être à la hauteur… Et puis, les gens au taf vont vouloir savoir qui est le papa… et je sais pas quoi répondre moi.

Quatre fois ?? Casey avait déjà été enceinte quatre fois ?? Comment… ?? Personne n’avait été au courant, j’en aurai entendu parler. C’est le genre de nouvelle qui fait vite le tour de la famille. C’est la famille quoi. Il suffit que quelqu’un dise quelque chose pour que dans les semaines qui suivent tout le monde soit au courant. Ça en revanche ils l’avaient bien caché. Elle avait peur, évidemment. Mais je secouai la tête en l’entendant parler du boulot

- Casey, que tu ais peur de pas être à la hauteur, je peux le comprendre. Mais pour ce qui est du boulot, oublie. C’est pas à ça que tu dois penser, le boulot on s’en fout. Ce qui compte c’est toi et ce bébé. Tu sais… Je connais le couplet du « Children are a blessing from the Lord », mais…tu dois pas te condamner à ça juste pour ça. Si tu as peur de ne pas être à la hauteur, tu ne dois pas t’interdire d’avorter à cause de ça. Parce qu’après c’est une lourde responsabilité que tu devras assumer seule pendant des années… Enfin…seule… Question de point de vue parce que personne dans cette famille va te laisser toute seule si ça arrive. A commencer par tes frères, tes parents et moi. Mais bon tu vois ce que je veux dire.

- Je me sens tellement conne, Théo… tellement idiote. S’il y a vraiment un bébé dans mon ventre… je… je peux tout avoir gâcher.

- Ssshhh... T'es ni conne ni idiote Casey. T'es juste...perdue... Et c'est compréhensible. Et...tu peux oui… Mais c’est pas obligé…, la rassurai-je. Ça dépend de combien tu penses être enceinte… Et puis ça dépend des personnes. Certaines femmes enceintes boivent comme des trous et ça ne fait rien au bébé alors que d’autre boivent deux verres et font une fausse couche. Ça veut rien dire. Donc…je serais toi, j’arrête tout de suite l’alcool et on verra bien… De toute façon ce qui est fait est fait Casey…

Je reposai le gant et lui passai une serviette pour qu’elle s’essuie le visage

- En attendant t’as besoin de dormir. Pour avoir les idées claires demain. Viens

Je l’emmenai dans la chambre d’ami juste à côté de ma chambre et lui passait un de mes t-shirts. Elle était beaucoup plus petite que moi, ça lui ferait une chemise de nuit (un peu courte mais bon ce serait mieux que de dormir habillé comme elle l’était)

- Si t’as besoin…de quoi que ce soit… Hésite pas. D’accord ? Réveille-moi-même si tu veux.

Je la regardais puis la pris dans mes bras

- ça va aller Casey… Je te le promets. Tu vas surmonter tout ça…
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MessageSujet: Re: Dernier service [PV Théo]   Ven 14 Juin - 20:30




Encore un verre
De tout c'que tu voudras

Car perdre tout espoir peut simplement briser quelqu'un. }Comment pouvais-je lui expliquer la douleur de perdre un enfant que l’on ne connait pas encore mais que l’on aime déjà? Comment pouvais-je lui expliquer la honte que l’on ressentait lorsque l’on se précipitait à l’hôpital avec la peur qui nous tenaillait le ventre? Combien de fois pendant le trajet se répétait-on que c’était parce que l’éclairage dans la salle de bain qui devait nécessairement être mauvaise – cela ne pouvait pas être du sang, non? Comment lui expliquer que l’on essaie en vain de se convaincre que l’on n’a pas mal au ventre quand on est assise seule dans une salle d’attente? Il n’y avait aucun mot pour décrire ce rêve envolé. Ce que l’on ressent cette deuxième fois où cette même situation nous arrive. Je voyais qu’il ne comprenait pas… et qu’il m’en voulait de lui avoir caché.

« Casey, que tu ais peur de pas être à la hauteur, je peux le comprendre. Mais pour ce qui est du boulot, oublie. C’est pas à ça que tu dois penser, le boulot on s’en fout. Ce qui compte c’est toi et ce bébé. Tu sais… Je connais le couplet du « Children are a blessing from the Lord », mais… tu ne dois pas te condamner à ça, juste pour ça. Si tu as peur de ne pas être à la hauteur, tu ne dois pas t’interdire d’avorter à cause de ça. Parce qu’après c’est une lourde responsabilité que tu devras assumer seule pendant des années… Enfin…seule… Question de point de vue parce que personne dans cette famille va te laisser toute seule si ça arrive. A commencer par tes frères, tes parents et moi. Mais bon tu vois ce que je veux dire. » J’aurais aimé protester. Lui expliquer que ce n’était pas qu’un simple couplet. Lui faire ressentir cette peur qui m’habitait de la base de mon corps jusqu’à ma tête. J’étais complètement incapable de parler. Je savais que je serais seule pour élever un enfant. Mais il y avait la famille de mon mari et ma famille. Je serais seule mans sans l’être. Si… si par contre, je ne pouvais pas mener à terme ma grossesse… si ce n’était que dans ma tête. Autant je ne voulais pas avoir espoir qu’il puisse vraiment se dessiner une petite croix bleue sur un petit test de grossesse. Il fallait respirer lentement et me calmer. Doucement j’essuyais mon visage en suivant les gestes silencieux de mon cousin. « Ssshhh... T'es ni conne ni idiote Casey. T'es juste...perdue... Et c'est compréhensible. Et...tu peux oui… Mais ce n’est pas obligé…, la rassurai-je. Ça dépend de combien tu penses être enceinte… Et puis ça dépend des personnes. Certaines femmes enceintes boivent comme des trous et ça ne fait rien au bébé alors que d’autre boivent deux verres et font une fausse couche. Ça ne veut rien dire. Donc…je serais toi, j’arrête tout de suite l’alcool et on verra bien… De toute façon ce qui est fait est fait Casey… En attendant t’as besoin de dormir. Pour avoir les idées claires demain. Viens. Si t’as besoin…de quoi que ce soit… N’hésite pas. D’accord ? Réveille-moi-même si tu veux. Ça va aller Casey… Je te le promets. Tu vas surmonter tout ça… » Nous étions arrivé dans la chambre d’amis. Il m’avait sorti un de ses t-shirts trop grand pour moi. C’était pour être comme lorsque l’on était petit. Quand je m’invitais à coucher chez lui sans prévenir et que je volais un chandail à son père. Je flotterais probablement encore dedans comme il y a si longtemps. Doucement, je m’assis sur le bord du lit.

Je passais une main dans mon rideau de cheveux. J’eus un triste sourire. Le cadran indiquait qu’il n’était pas loin de quatre heures du matin. Trop tard pour être raisonnable. Trop tard pour être logique quand on a bu. Alors je devais peut-être mieux me la fermer. Théo me serra doucement dans mes bras. « Okay... tu as raison. Je vais commencer par dégriser avant de paniquer. De… demain, je vais faire un test de grossesse et demain… demain on décidera. ». Je le chassais doucement. Je ne voulais pas de contact physique. Pas que l’on me touche. Pas présentement. Je me laissais tomber dans les oreillers de la chambre d’ami. J’étais simplement fatiguée présentement et je n’avais pas la force de lui expliquer quoi que ce soit. Je sombrais rapidement dans un sommeil sans rêve. Il me parut que je sombrais dans le sommeil le plus profond en à peine quelques secondes. Lorsque j’ouvris les yeux, la lumière du jour envahissait la pièce. Neuf heures qu’indiquait le cadran. Je titubais vers la salle de bain avec un arrière-goût douteux dans ma bouche. Je vomis. Je brossais rapidement mes dents, attachait mes cheveux à l’arrière et enfilait à nouveau la même robe que je portais hier. Je pris mon portefeuille et je me rendis à la pharmacie situé à moins de dix minutes à pied de chez Théo. J’en sortis avec un paquet de bonbon et deux tests de grossesse. Quand je reviens à la maison, il dormait encore. Tant qu’à avoir abusé son sofa, pourquoi pas me rendre au bout avec mon cousin. Je m’enfermais dans la salle de bain et mouilla un des tests et je le remis dans sa boîte. Non. Ne pas regarder.

Je m’installai à la cuisine après avoir mis la boîte dans un coin. J’ouvris le frigo et sortis les œufs et le bacon. Un petit déjeuner digne de ce nom attendait mon cousin. Je partis la cafetière et une douce odeur de café vient se mélanger aux autres odeurs. Je chantonnais doucement. J’avais encore un peu la nausée… mais cela devait sans doute être le résidu d’alcool qui restait dans mon sang. Bientôt des bruits de pas rompirent le quasi-silence de la maison. Théodore apparut devant moi. « Juste pour te dire… que je m’excuse… Que je ne boirais plus jamais comme ce que j’ai fait hier. Ce n’était pas raisonnable, pas respectable de ma part… Je ne le ferais plus jamais… Je… pour me faire pardonner, je t’ai préparé un petit déj… comme lorsque l’on était tous petit. Bon, c’est pas aussi bon que quand nos mères le faisaient… mais c’est bon. » Je fermais doucement les yeux avant de murmurer à nouveau. J’hésitais sur ce que je pouvais dire et surtout sur le comment le dire. Je beurrais doucement les rôties qui venaient de sortir du grille-pain avant de murmurer : « Je… J’ai fait un test. J’ai pas le courage de regarder le résultat… mais j’ai fait un test. Je m’excuse aussi de ne pas t’en avoir parler avant. Si… si le test est positif, je vais assumer. Cet enfant-là va être aimé, protégé… ce qui me fait peur, c’est moi, je sais pas si j’ai la force de voir si c’est positif, pas plus si c’est négatif. J’ai pas le courage de tomber enceinte pour le perdre avant le troisième mois. Ça fait tellement mal, Théo, de perdre un bébé que l’on aime sans connaître. » murmurais-je en le regardant dans les yeux



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MessageSujet: Re: Dernier service [PV Théo]   Dim 23 Juin - 12:47

-Okay... tu as raison. Je vais commencer par dégriser avant de paniquer. De… demain, je vais faire un test de grossesse et demain… demain on décidera, me répondit-elle en me repoussant doucement

Je fus soulagé de la voir redevenir raisonnable et la laissai dormir avant d’aller me coucher. Enfin….me recoucher plus exactement. Je m’endormis en moins de deux et repartis dans le méandre des rêves. Ce fut une odeur d’œuf et de bacon qui me tira du sommeil. Mmm….ça sent super bon…., pensai-je en souriant en m’étirant dans mon lit. En plus Casey n’était pas obligé de faire le petit-déjeuner. Je jetai un coup d’œil à mon réveil et me levai. Lorsque j’arrivais dans la cuisine, Casey s’activait effectivement entre les poêles et la cafetière. J’eus à peine le temps de lui dire bonjour qu’elle parlât

- Juste pour te dire… que je m’excuse… Que je ne boirais plus jamais comme ce que j’ai fait hier. Ce n’était pas raisonnable, pas respectable de ma part… Je ne le ferais plus jamais… Je… pour me faire pardonner, je t’ai préparé un petit déj… comme lorsque l’on était tous petit. Bon, c’est pas aussi bon que quand nos mères le faisaient… mais c’est bon.  Je… J’ai fait un test. J’ai pas le courage de regarder le résultat… mais j’ai fait un test. Je m’excuse aussi de ne pas t’en avoir parler avant. Si… si le test est positif, je vais assumer. Cet enfant-là va être aimé, protégé… ce qui me fait peur, c’est moi, je sais pas si j’ai la force de voir si c’est positif, pas plus si c’est négatif. J’ai pas le courage de tomber enceinte pour le perdre avant le troisième mois. Ça fait tellement mal, Théo, de perdre un bébé que l’on aime sans connaître.  

Je m’avançai vers elle, un peu mal à cause de sa dernière phrase mais sans oser la prendre dans mes bras, repensant à hier soir.

- Je sais… Enfin non, je ne sais pas mais…je peux imaginer. Et tu n’as pas à t’excuser. C’est vrai que j’ai été surpris hier quand tu m’as dit que tu avais déjà été enceinte quatre fois mais…mais après tout ça ne regardait que vous et…et si en plus à chaque fois tu as perdu le bébé…valait peut-être mieux que personne le sache à part vous. Et je comprends que t’ai peur…Mais je serais avec toi quand tu regarderas, si tu veux. Pour te soutenir, que tu ne sois pas toute seule. Ok ?

Je regardais le petit-déjeuner et sourit

- Et merci. Pour le petit-déjeuner. T’étais pas obligé. Et je suis sûr que ce sera plus que bon même si on battra surement jamais nos mamans, dis-je en riant

Je servis deux tasses de café et m’assis en lui faisant signe de s’asseoir aussi.

- Bien dormi sinon ?

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MessageSujet: Re: Dernier service [PV Théo]   Dim 14 Juil - 2:47




Pour vu que je sois saoul
Pour finir dans ses bras

Ou du moins, ça m'a fait me perdre pendant un instant }J’avais longtemps été transparente. Pas de filtre. Je disais tout. Mais je ne parlais jamais de mes quatre petits anges. C’était quelque chose qui n’appartenait qu’à moi… et à Jesse de son vivant. Et entre nous, nous nous n’en parlions jamais. C’était un tabou de premier ordre. Hier, parce que j’étais ivre, j’avais parlé à Théo qui n’en savait rien et qui était sur le choc. « Je sais… Enfin non, je ne sais pas mais…je peux imaginer. Et tu n’as pas à t’excuser. C’est vrai que j’ai été surpris hier quand tu m’as dit que tu avais déjà été enceinte quatre fois mais…mais après tout ça ne regardait que vous et…et si en plus à chaque fois tu as perdu le bébé…valait peut-être mieux que personne le sache à part vous. Et je comprends que t’ai peur…Mais je serais avec toi quand tu regarderas, si tu veux. Pour te soutenir, que tu ne sois pas toute seule. Ok ? » J’avais remarqué ce mouvement d’avancement vers moi. Comme s’il voulait me prendre dans ses bras. La seule idée d’être enceinte me faisait paniquer et remontait en moi une tonne de souvenirs. Il y avait ce bonheur que l’on ressentait lorsque l’on avait à la main un test positif. De ses longues soirées que Jesse et moi l’on avait passé sur le sofa de notre appartement pendant qu’il mettait son oreille sur mon ventre et que l’on faisait des plans pour demain, pour quand bébé serait là. Je n’avais pas de doute qu’il aurait été un père exceptionnel pour mon enfant. J’essayais de les repousser mais je savais que j’étais à fleur de peau. Doucement, je murmurais. « On pensait que notre famille méritait de le savoir. La première fois, on a failli l’annoncer en grande pompe – c’était l’année du cinquantième de mes parents. On avait acheté des dizaines de pyjama de bébé pour vous faire deviner. Je l’ai perdu une semaine avant… ce qui nous a rendu méfiant… la dernière fausse couche, j’étais en Afghanistan avec… » Ma voix se brouilla, je n’étais pas capable de prononcer son nom. Ou c’était peut-être simplement le fait que je faisais référence à une période sombre pour moi. « Je m’excuse… tu veux probablement pas savoir… mais, je veux que tu saches… c’est important pour moi tu sois là parce que toute seule, j’aurais jamais le courage d’affronter une petite croix bleue… » C’était d’être honnête que de l’admettre. D’admettre que j’avais peur.

« Et merci. Pour le petit-déjeuner. T’étais pas obligé. Et je suis sûr que ce sera plus que bon même si on battra surement jamais nos mamans. Bien dormi sinon ? »Une odeur légère flottait dans la cuisine. J’aimais tout. Et je savais que si… si j’étais enceinte, je mettrait une croix sur le café et certains thé noirs que j’aimais. Et que j’aurais des nausées monstres si je respectais la tradition. « J’ai dormi comme une buche. » Dis-je avec un sourire. J’étais tombé dans un coma plutôt que de m’endormir. Ma tête sur mon oreiller et pouf. J’étais partie d’un coup sec. Je rajoutais en mettant la dernière touche à mon assiette. « Est-ce que tu penses que c’est en devenant maman que l’on devient meilleure que nos parents en cuisine? » Dis-je en m’assoyant  doucement sur une chaise  après avoir déposer deux assiettes sur la table et je m’installais en indien signe que je n’avais pas encore trop grandi.



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MessageSujet: Re: Dernier service [PV Théo]   Mar 30 Juil - 16:23

- On pensait que notre famille méritait de le savoir, me répondit-elle. La première fois, on a failli l’annoncer en grande pompe – c’était l’année du cinquantième de mes parents. On avait acheté des dizaines de pyjama de bébé pour vous faire deviner. Je l’ai perdu une semaine avant… ce qui nous a rendu méfiant… la dernière fausse couche, j’étais en Afghanistan avec…

Sa voix s’était brisée, sûrement coupée par l’émotion. Pauvre Casey…. Ma cousine me faisait vraiment de la peine comme ça. Je n’aimais pas voir les gens souffrir, et surtout elle, de qui j’étais tellement proche et qui avait suffisamment souffert comme ça.

- Je m’excuse… tu veux probablement pas savoir… mais, je veux que tu saches… c’est important pour moi tu sois là parce que toute seule, j’aurais jamais le courage d’affronter une petite croix bleue…

Je secouai la tête

- Dis pas n’importe quoi, bien sûr que je veux savoir. Enfin…si tu veux pas en parler je comprendrais mais si tu veux en parler, tu peux avec moi d’accord ? Je ne vais pas te laisser tomber comme ça Casey… Tu devrais le savoir depuis tout ce temps.

Je fus heureux d’apprendre qu’elle avait bien dormi, même si elle n’avait peut-être pas eu un sommeil très réparateur, et sourit à sa question

- Mmmm… bonne question… Techniquement je pense que c’est plutôt le fait qu’on soit obligé de cuisiner qui fait qu’on devient meilleur. C’est en forgeant qu’on devient forgeron non ? Quand on doit cuisiner pour soi, on s’en moque, enfin la plupart des gens s’en moquent. Mais quand on doit cuisiner pour quelqu’un d’autre, en particulier quand on est maman et que c’est pour notre enfant…je pense que d’un coup, la motivation est plus importante, donc on fait plus d’efforts, et à force on devient meilleur. Tu vois ?

Je soupirai

- Désolé, je suis fatiguant dès le matin, dis-je avec un petit sourire. En tout cas c’est très bon !, dis-je après avoir pris une bouchée du super petit-déjeuner préparé par ma cousine. Merci !

Si elle ne perdait pas ce bébé, Casey serait une maman épatante. Elle était gentille, généreuse, souriante, protectrice… Elle s’était toujours occupé avec moi de nos cousins et cousines plus jeunes avec une bienveillance maternelle, c’était évident qu’elle était faîtes pour être maman. Je priais pour que ce bébé soit celui qui survivrai et qui redonnerait un peu de vie à Casey après cette longue descente aux enfers. Ce serait dur de l’élever seule (même si j’avais bien l’intention de l’aider le plus possible) mais au fond…ce serait comme une part de Jesse qui resterait avec elle. Comme si une part de lui vivait toujours avec elle. Et bien que dure, cette idée serait paradoxalement peut-être celle qui permettrait à Casey de remonter la pente. Surtout que Jesse n’aurait pas aimé la voir comme ça, je le savais.
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MessageSujet: Re: Dernier service [PV Théo]   Sam 19 Oct - 2:44




Pour vu que je sois saoul
Pour finir dans ses bras

On ne se connait jamais aussi bien que ce que l'on croit }Tout ce que je pouvais faire, c'était d'espérer qu'il comprenne la tristesse que je ressentais. Qu'il comprenne pourquoi j'avais gardé le silence comme un ami. On avait beau dire qu'il n'y avait rien d'honteux dans une fausse-couche, chacune d'entre elle portait la cuisante brûlure que seul un échec amer pouvait laisser dans mon esprit de femme. Longtemps, j'avais gardé le silence. Et hier, j'avais ouvert un tabou et j'avais besoin d'en parler bien plus que ce que je pensais. Et autant que j'en ressentais le besoin que je souhaitais que Théo me fasse taire. « Dis pas n’importe quoi, bien sûr que je veux savoir. Enfin…si tu veux pas en parler je comprendrais mais si tu veux en parler, tu peux avec moi d’accord ? Je ne vais pas te laisser tomber comme ça Casey… Tu devrais le savoir depuis tout le temps. » Je savais que je pouvais avoir confiance. Théo était après mon Jesse, la personne dont j'étais la plus proche dans tout l'univers. J'avais été la quand sa première vraie amoureuse l'avait laissée tombé. Et je savais qu'il ferait la même chose pour moi et pour le bébé... Si bébé il y avait. « Je sais. C'est juste que déjà entre Jesse et moi... D'en parler, c'était difficile. Peut-être parce que lui aussi y était attaché à ce bébé... Ce petit mélange de nous deux... On s'est tout le temps senti coupable tous les deux. Comme si c'était notre faute. On avait beau avoir tous deux la formation de doc... Savoir que des merdes comme ça arrivent... Quand c'est notre bébé, c'est pas la même chose. » C’était même tellement différent que ce n’en était même pas drôle. Cette première fois, il y avait eu cette longue route entre l’hôpital et la maison dont je me rappellerais toujours. Jesse était si triste. Et moi j’avais mal. Attendez jusqu’à demain. Voilà ce qu’ils nous avaient dit. Cinq heures plus tard, en attente d’une échographie, j’avais vu mon corps expulser toute trace de vie. « Mmmm… bonne question… Techniquement je pense que c’est plutôt le fait qu’on soit obligé de cuisiner qui fait qu’on devient meilleur. C’est en forgeant qu’on devient forgeron non ? Quand on doit cuisiner pour soi, on s’en moque, enfin la plupart des gens s’en moquent. Mais quand on doit cuisiner pour quelqu’un d’autre, en particulier quand on est maman et que c’est pour notre enfant…je pense que d’un coup, la motivation est plus importante, donc on fait plus d’efforts, et à force on devient meilleur. Tu vois ? » Il avait sans doute raison… Juste l’idée de cuisiner pour mon enfant… pour un bébé que Jesse et moi avions fait me réchauffait le cœur et me donnait envie presque de savoir si c’était vrai ou que ce n’était qu’un rêve pour moi. « Désolé, je suis fatiguant dès le matin. En tout cas c’est très bon ! Merci ! » J’étais contente d’avoir Théodore comme cousin. Non seulement contente, mais aussi chanceuse. J’étais terriblement chanceuse de l’avoir comme membre de ma famille. Sa gentillesse et sa délicatesse n’avait pas d’égard. Et son grand questionnement philosophique n’était rien face à ce que je ressentais. Il n’était pas fatiguant. Il me faisait sourire et m’enlevait du cœur, le poids immense d’une roche. Je fermais doucement les yeux. Il était venu me chercher à combien de reprise? C’était logique. Et ça me faisait du bien : « Ce n’est pas grand-chose, tu es bien venu me chercher à trois heures du matin... Ça valait bien un petit déjà, non? Tu te rappelles de cette fois où l'on avait voulu surprendre mes parents, on devait avoir... Je ne sais pas trop peut-être bien sept ans. Ils avaient été réveillés par le détecteur de fumée qui était parti parce que tu avais fait brûler les rôties... Je crois qu'après la chicane que l'on avait eue... C'était le meilleur petit déjeuner que je n’ai jamais eu enfant. Écoute... Mes parents en parlent encore tant c'était épique. » Ce qu’un lien familial fort avait créé était une magnifique harmonie entre nous. Il y avait tant de choses que nous avions en commun dans une longue histoire familiale. Des regrets? Quelques-uns… mais toutes ses bonnes histoires de ce qui s’était produite entre nous. Toutes ses fois ou mes brillantes idées qui n’était pas dans le fond si brillante que ça… C’était des perles que l’on chérirait encore pour longtemps.



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MessageSujet: Re: Dernier service [PV Théo]   Mar 21 Jan - 18:44

- Ce n’est pas grand-chose, me dit-elle, tu es bien venu me chercher à trois heures du matin... Ça valait bien un petit déjà, non? Tu te rappelles de cette fois où l'on avait voulu surprendre mes parents, on devait avoir... Je ne sais pas trop peut-être bien sept ans. Ils avaient été réveillés par le détecteur de fumée qui était parti parce que tu avais fait brûler les rôties... Je crois qu'après la chicane que l'on avait eue... C'était le meilleur petit déjeuner que je n’ai jamais eu enfant. Écoute... Mes parents en parlent encore tant c'était épique

Je ris en y repensant. Evidemment que je me rappelais ! Ça avait été un tel moment ! C’était le lendemain d’une fête de famille. Avec Casey nous avions été les premiers réveillés et nos cerveaux toujours pleins d’idées plus ou moins brillantes, du haut de leurs 7 ans, avaient trouvés que c’était une bonne idée de préparer le petit-déjeuner. Sauf que ce qui avait l’air si simple pour nos parents s’était révélé plus dur pour nous. Nous avions voulu faire griller des toasts mais le temps de sortir du beurre et des tasses, le détecteur s’était mis à hurler dans toute la maison parce que nos toasts cramaient ! Nos parents avaient descendus quatre à quatre les escaliers et après nous avoir trouvé essayant désespérément d’éteindre l’alarme, nous avaient foutu une claque chacun et sermonné comme jamais tandis que nous baissions les yeux en pleurant, ayant mal à cause de la claque. Puis nous avions été punis…10 minutes ! Ensuite, pris de remord, nos parents nous avaient fait revenir et nous avions déjeunés ensembles, dans la bonne humeur, cajolés.

- Evidemment que je me souviens ! C’était bien la première fois que ton père m’en foutait une ! Heureusement que ça s’est arrangé après ! Mais j’avoue que ça reste un de mes meilleurs petits-déjeuners aussi… Toi et tes supers idées…., dis-je en souriant. Mais ce n’était pas moi qui l’avait fait cramer d’abord ! C’est ta faute aussi, tu devais surveiller pendant que je prenais les tasses !, ajoutai-je comme un gamin

Mais il fallait avouer que sans Casey et ses idées, mon enfance aurait surement été moins amusante. Et c’était aussi ça qui avait fait que nous étions si proches aujourd’hui.

- Comme ce fameux jour dans l’arbre hein ?..., dis-je avec un sourire en coin. Quand ton père avait dû venir me rechercher parce que je n’arrivais plus à descendre !

Je me mis à rire puis la regardai

- Tu sais…mine de rien sans toi mon enfance n’aurait pas été aussi cool et amusante… Tu nous emmenai toujours dans des galères mais…c’était quand même drôle avec le recul…
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