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 just die like a child / [PV Sherlock Holmes]

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MessageSujet: just die like a child / [PV Sherlock Holmes]   Lun 12 Aoû - 12:39

Just die like a child
feat Sherlock Holmes

désolé vous avez fait un mauvais numéro




      « - Excusez-moi, Madame, mais cela fait cinq fois que vous m'appelez, vous avez fait un mauvais numéro. »

    La femme continua de parler, pressante et énervée. Quant à moi, j'essayais de garder mon calme. J'allais finir par connaître par cœur cette voix de femme, si elle continuait à se borner à me prendre pour son genre mal poli. Combien de fois allais-je devoir lui dire qu'elle avait composé le mauvais numéro. Adossé à la voiture de police qui m'avait amené à l'entrée du parc, j'attendais le bon moment pour couper court à cette discussion et raccrocher, malheureusement, le flot de parole ne voulait jamais se tarir pour mon interlocutrice.

      « - Monsieur Pillow, nous vous attendons ! »

    Je me retournais légèrement. L'homme qui m'avait appelé, mon collègue, avait l'air plus ou moins impatient et énervé. Il avait beau avoir trente-cinq ans de plus que moi, il continuait de me vouvoyer, alors qu'il appelait tous ses autres collègues par leur prénom. Je savais que ce respect se voulait complètement voilé d'une jalousie. Celle-ci aussi simplette que celle d'un collègue plus jeune et plus prometteur que soit qui marche sur ses plates bandes. Je hochais la tête. A chercher à être poli avec cette femme en ne lui raccrochant tout simplement pas au nez, je me retrouvais en retard alors qu'un meurtre avait eu lieu, et pour couronner le tout, cette femme qui m'était inconnue m'injuriait au téléphone. Je percevais un ralentissement dans le débit des paroles qui me parvenaient, et j'en saisissais l'occasion.

      « - J'insiste, je ne suis pas votre gendre, Madame, et je suis particulièrement occupé, alors si vous continuez, je vous poursuivrais pour outrage à agent. Sur ce, je vous souhaite une bonne journée. »

    J'en profitais enfin pour raccrocher et éteignais mon téléphone portable, au cas où elle insiste encore. De toute façon, qui pourrait bien m’appeler ? Tout le monde au bureau savait que je ne décrochais jamais sur une scène de crime, et mes amis savaient que je ne décrochais pas quand je travaillais. Je contournais la voiture de police qui était garée sur le bas côté et pénétrais dans le parc. Cela faisait déjà plus de six mois que j'étais ici, et pourtant, je n'avais encore jamais mis les pieds dans ce parc. C'était la fin de journée et seuls quelques familles ou quelques couples se baladaient encore dans les allées, ou étaient assis sur les bancs. Certains semblaient être venus pour se ressourcer, se reposer après le travail, d'autres trouvaient le moyen de faire se défouler leurs enfants après une journée d'école. A une dizaine de mètres devant moi, l'officier de police qui m'avait interpellé plus tôt m'attendait, mais à peine j'avais atteint sa hauteur qu'il commençait à marcher. Je le suivais sans un mot, plongeant mes mains dans les poches ma veste en cuir noir.
    Lorsque nous arrivions sur les lieux du crime, les rue-balises jaunes étaient déjà tendues pour délimiter le terrain. Cinq personnes étaient présentes sur les lieux, un policier surveillait les banderoles pour que personne n'ait la mauvaise idée de passer de force, deux personnes enfilaient leurs blouses banches, et un autre policier encore, une femme, tapotait légèrement dans le dos d'un vieil homme. Je me tournais vers mon collègue.

      « - Il manque du monde, où est le reste de notre équipe ?
      - Aucune idée. L'corps est là-bas. »

    Il me pointa une statut du doigt. Je passais sous la rue-balise et jetais un coup d’œil au vieil homme qui fixait la statut, mais qui avait pourtant l'air ailleurs. Sûrement celui qui avait découvert le corps. Il ne cessait de bouger ses mains comme si il les passait sous un robinet d'eau, et je remarquais que ses genoux étaient maculé de boue. Une fois au pied de la statut, je levais les yeux et observais le petit garçon de bronze, une flûte à la main, entouré d'animaux. J'en eus le froid dans le dos rien que de voir ces petites bêtes grouiller autour de lui, Peter Pan. Je contournais la statut, et voyais, enfin, caché des yeux de l'enfant de bronze, le corps d'un homme. Déguisé. En Peter Pan. Le vert du costume contrastait avec la flaque de sang pourpre qui entourait la tête de l'homme et maculait le socle de pierre autour de la statut.

      « - Eh bien, qu'avons-nous là ?
      - Aucune idée. »

    C'était la deuxième fois en cinq minutes qu'il me disait cette phrase en guise de réponse. Pas étonnant qu'il ne gravit pas les échelons. Je l'incitais du regard à m'en dire plus.

      « - Pas de carte d'identité sur lui et impossible de lui relever ses empreintes.
      - Comment ça ? »

    Je haussais un sourcil alors que l'homme hochait les épaules et me montrait la victime. Je sortais des gants en plastique de la poche arrière de mon jean et m'approchais du cadavre. Je m'accroupissais devant l'homme étendu sur le dos devant moi. Il avait encore le chapeau du costume de Peter Pan sur la tête, légèrement de travers, les bras le long du corps et les jambes étendues. On lui avait brûlé chaque extrémité des doigts, rendant une identification par empruntes impossible.

      « - Il a plus de dents non plus. Impossible de définir son âge ou quoi que ce soit. »

    Comme pour vérifier les dires de mon collègue, je soulevais sa lèvre supérieure du cadavre et découvrais seulement un grand vide. Levant les yeux vers le ciel qui s'assombrissait au fur et à mesure, je soufflais doucement.

      « - Allez me chercher des projecteurs, on va rapidement être à court de lumière. Renseignez-vous pour savoir où se trouve le reste de l'équipe. Prévenez-moi le commissaire Lestrade, c'est pas une affaire banale. Ne laissez pas le témoin s'en aller. Et allez me chercher mon appareil photo dans la voiture.
      - Moi tout seul ?
      - Non, vous et votre clone. Eh bien non, Monsieur Blake, il va falloir faire preuve de bon sens, ainsi que d'une grande motivation. »

    Je lui lançais un regard, presque un peu trop autoritaire, et l'homme fit demi tour en grommelant des paroles que je n'entendirent pas, peut-être était-ce mieux pour moi. Eh bien, il n'y avait plus qu'à s'y mettre maintenant.
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MessageSujet: Re: just die like a child / [PV Sherlock Holmes]   Lun 12 Aoû - 16:23


Ennui. Voilà le mot qui occupe les journées de Sherlock depuis un certain temps déjà. L'affaire de Moran est de côté, il attend, il ne peut guère faire plus si ce n'est se mettre en danger inutilement. À voir lequel des deux hommes va craquer le premier. Il s'ennuie. Les patchs de nicotine ne font rien, la présence de John non plus. Pas d'affaires, il fait chaud, l'humeur de Sherlock est exécrable. Même s'occuper personnellement du cas de la nouvelle compagne de son colocataire ne le divertit plus. C'est réellement qu'il y a un problème. C'est donc, après avoir refusé toutes les affaires proposées sur son site, ou bien après avoir renvoyé les personnes passées dans l'appartement. Enfin, pour le peu qui passe, il pourrait sans doute faire une exception, mais non. Pas Sherlock Holmes. Le détective a besoin d'une affaire, une vraie affaire, celle qui va lui prendre tout son temps, toute sa réflexion, toutes ses nuits. Il est donc couché sur le sofa, les bras croisés sur le torse, les yeux ouverts, fixant le plafond. Il a délibérément refusé de boire la tasse de thé proposée quelques heures plus tôt par John afin de lui montrer sa bonne humeur. Encore vêtu de sa robe de chambre, il manque de sursauter lorsque son téléphone se met à vibrer dans la poche, pas habitué. Il le sort et regarde, un message de Lestrade, manifestement, quelqu'un a fait appel à lui et voyant une affaire plus complexe que les dernières, il décide de faire appel à Sherlock. Le détective s'empresse de lui demander, sur une échelle de un à dix, à quel échelon se place cette affaire, son unique réponse du l'inspecteur sera un blanc. Tant pis. Sherlock se redresse et se dépêche d'aller s'habiller, enfilant un costume, comme à son habitude. Il dévale les escaliers se frottant les mains, pas de messages pour John, il sera heureux de rentrer et de ne pas l'avoir dans ses pattes, il le contactera si éventuellement il s'inquiète etc. levant le bras vers le ciel, Sherlock attend qu'un taxi vienne le chercher, en effet, monsieur refuse encore et toujours de monter dans une voiture de Scotland Yard. Rien qu'imaginer Anderson & Donovan poser leurs fesses dedans le dégoûte. L'adresse donnée par l'inspecteur est un parc, en plein Londres. Les seules indications sur le cas qu'il a eu dans son message sont le sexe de la personne et le lieu, rien de plus. Intriguant pour Sherlock bien évidemment.

Il descend du taxi, s'empresse de payer et s'avance, sans se soucier des regards qui se posent sur lui, il remarque rapidement Lestrade qu'il va voir, sans un mot, un simplement hochement de menton, il attend des explications, celui-ci lui offre avant d'un signe du menton, lui faire comprendre de le suivre, pour aller découvrir le cadavre. « Il va falloir prendre son visage en photo et lancer des appels à témoins. » Entend-il vaguement sur sa droite, deux hommes, un appareil photo en mains discutent, manifestement au sujet de la victime. L'oreille attentive, Sherlock marche aux côtés de Lestrade et ne manque rien de ce qu'il entend, bien évidemment que Holmes peut faire deux choses en même temps. « Ce n'est pas du joli à voir. » Lance Lestrade avant de s'arrêter et de laisser aux détective le plaisir de découvrir la victime. Un cadavre, étalé sur l'herbe vêtu d'un costume dont Sherlock ne sait rien du tout. Un accoutrement bien bizarre qui doit sans doute vouloir dire quelque chose. « On ne se promène pas habillé comme ça sans raison. » Murmure-t-il posant un genou à terre. Il a remarqué la présence de quelque à sa droite, d'ailleurs, il décide d'interpeller le jeune homme. Sherlock ne se formalise pas sur son jeune âge, il n'a pas le temps pour ça. Détails inutiles. « Parlez-moi de la victime. » lance-t-il, un peu comme un ordre, mais plutôt gentillet. Il ne déteste pas ce jeune homme, il l'a déjà croisé dans les couloirs de Scotland Yard, ils ont dû déjà discuter, Sherlock ne s'en rappelle pas réellement. Même pas un regard vers le jeune homme, ce n'est pas de la méprise non plus, après tout, collaborer ne lui fera pas de mal non plus. Du moment qu'il n'a pas à le faire avec Anderson, tout lui ira. Son regard reste focalisé sur le corps qui se trouve devant lui.

Le détective sort ses gants en plastique de sa poche et les enfile très rapidement, il a besoin de toucher le corps, de fouiller ses poches, d'évaluer le tissu s'il est sec ou bien humide. Si quelqu'un lui fait une remarque, qu'il aille se faire voir, très rapidement. S’avançant un peu, Sherlock commence à palper le cadavre, un homme, manifestement trentenaire, ou proche de la trentaine, c’est vrai que sans les dents, ça risque de poser des problèmes. Ils finiront toujours par le trouver, d'autant plus que la victime est raide, le corps du moins, il doit être décédé depuis un certain temps déjà, qui c'est, quelqu'un a peut-être lancé un avis de recherche, ce qui prouve que les deux abrutis d'avant qui parlaient de photos ne sont pas si abrutis que ça. Les doigts de Sherlock glisse sur les poignets de l'homme, palpant la peau, ne trouvant rien, pas de bague sur le doigt, pas de montre, pas de bracelet, rien. Il n'a strictement rien sur lui. Les papiers ont été volé par l'assassin sans doute, mais, il a été réellement plus méticuleux que ça. Est-ce que c'était un crime prémédité ? Les deux personnes allaient à la même soirée et il l'a tué là-haut avant de venir déposer le cadavre ici ? Il aurait arraché les dents et brûlé le bout des doigts pendant le transport du corps ? Était-il donc seul, ou accompagné ? Sherlock se redresse et regarde sur les côtés, cherchant des traces de pas, ou bien d'un moyen de locomotion autre. C'est quand même lourd un cadavre, c'est un vrai poids mort. Soit, ils étaient plusieurs, soit il avait un vélo ou quelque chose de ce genre. Fronçant les sourcils, le détective ne quitte pas le sol du regard à la recherche d'un moindre indice.

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MessageSujet: Re: just die like a child / [PV Sherlock Holmes]   Mar 13 Aoû - 14:08

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et on s'y met



    Quelques minutes plus tard, alors que je m'étais redressé et prenais des photos du corps en détail, le commissaire Lestrade arriva derrière moi. Il salua toute l'équipe d'un hochement de tête et empoigna directement son portable pour commencer à pianoter dessus. Puis il repartit, sans rien dire. Je le suivais du regard, silencieux moi aussi. Mon cher ami et collègue, Blake, avait déguerpi après mes ordres. Il devait se planquer dans un coin pour que je ne le demande plus de faire quelque chose. Comment arrivait-il à râler parce ce qu'il n'évoluait pas dans la société sans pour autant se bouger les fesses. Les projecteurs avaient été installés près du corps, permettant une visibilité quasi parfaite sur la parcelle d'herbe autour de lui, éclairant également la statut de bronze.

      « - Hé vous deux, là-bas, venez ici. »

    Les deux hommes que je venais d'interpeller s'approchèrent de moi, visiblement à contre cœur. Ils avaient bien enfilé leur blouse blanche mais maintenant ils se permettaient de se tourner les pouces sans rien demander de plus.

      « - Prenez-moi ça et photographiez-moi chaque centimètre carré dans un périmètre de quinze mètres, c'est compris ?
      - Mais... On est deux et y'a qu'un appareil photo. »

    Je ne bougeais pas d'un pouce et fixais les deux hommes d'un air blasé. Devant mon mutisme, l'un des deux pris mon appareil photo, bien content d'être celui qui en avait un. Je me tournais donc vers l'autre.

      « - Trouve le sergent Blake et demande-lui de t'en trouver un. »

    Parfois, j'avais l'impression d'être entouré d'une bande de gosse, et pourtant, j'étais le plus jeune de toutes les personnes présentes ici. Sans plus un mot, je retournais près du corps et commençais à réfléchir. La victime avait les yeux fermés, et était allongée sur le dos. De cette façon, elle semblait tout simplement dormir. Le tueur avait délibérément voulu empêcher qu'on identifie le corps. Mais pourquoi ? Le lien entre la victime et le tueur était-il trop flagrant ? Je faisais le tour une fois, puis deux fois. Pourquoi avait-il été déguisé en Peter Pan ? Ce personnage est lourd de symbole, un enfant qui ne veut pas grandir, qui vit dans un pays imaginaire. Ou alors s'est-il juste égaré ? Il s'est enfoui d'une soirée déguisée ? Je faisais le tour une troisième fois et m'arrêtais à ses pieds. Les chaussures étaient bien celles du costume, des petits mocassins, mais dépassant discrètement et apparaissant sous le collant, une pair de chaussettes grossières. La probabilité pour qu'un homme porte des collants, et ce même pour une soirée déguisée, était très faible. Et quelle idée de garder ses chaussettes quand on voit comment le reste du déguisement est parfaitement travaillé. Chapeau, chaussure, collant, veste, cheveux roux, tout est reproduit à l'identique.
    J'en étais là de mes réflexions lorsqu'un léger murmure parmi mes collègues parvint jusqu'à moi. Je tournais légèrement la tête et regardais du coin de l’œil vers où tous les regards convergeaient. Sherlock Holmes. Pas évident, après réflexions, cette affaire méritait qu'il s'y intéresse. Mon collègue, Blake, le doubla et tendit un appareil photo à l'un des deux hommes à qui j'avais donné de quoi s'occuper. Il s'avança de nouveau vers moi, m'interrogeant du regard. Je haussais un sourcil, me demandant pourquoi il me regardait avec cet air.

      « - C'est Sherlock Holmes ? Qu'est-ce qu'il fout là ? »

    Je retournais à ma victime sans prendre la peine de lui répondre. Blake posa les mains sur ses hanches et ne cessait de fixer le détective.

      « - C'gars est pas normal, c'est moi qui vous le dit, je vois pas pourquoi on l'appelle, et puis il...
      - La ferme, Blake. »

    L'homme me dévisagea, grogna et partit plus loin. A quoi bon réapparaître si c'était pour râler. Pendant quelques secondes, je me sentais mal d'avoir parlé de cette façon à l'un de mes collègues, puis, une certaine fierté m'envahit. Remettre quelqu'un à sa place, ça avait du bon aussi. Un petit sourire parsema mon visage mais il s'effaça bien vite, alors que Sherlock Holmes s'avançait vers moi, et mon cadavre, avec Lestrade.

      « - On ne se promène pas habillé comme ça sans raison. »

    Je me décalais de quelques centimètres pour laisser un plus grand espace libre au détective. Mais voilà que je voyais du coin de l’œil l'homme m'interpeller. Sans attendre, je m'approchais à pas feutré, de peur de le déranger. Nous nous étions déjà côtoyé, et il ne m'intimidait pas, ou plus. Cependant, Sherlock Holmes restait un être complexe que j'avais toujours peur de déranger. Parce qu'il était quelqu'un que je respectais, j'avais peur de perdre ses bonnes grâces, alors je faisais toujours attention à ce que je faisais. Et dans ce sens, je ne m'avançais vers lui seulement quand il me le permettait ouvertement.

      « - Parlez-moi de la victime. 
      - Malheureusement, nous n'avons pas grand chose, Monsieur Holmes. Pas d'empreintes, pas de dents. Un homme, je dirais autour de la trentaine. Mesurant entre un mètre soixante-dix et un mètre soixante quinze, pas bien gros, soixante dix kilo à tout casser. Jusque là, tout pourrait paraître normal mais... Le médecin légiste estime la mort à plus de quarante huit heures, mais ça n'explique pas le sang qu'il y a là. Et puis il y a le costume... »

    Au final, je n'avais que très peu d'informations, et j'en avais un peu honte. Mais je savais aussi que je n'avais pas les capacités de mon interlocuteur, il trouverait sûrement plus de choses que moi, et j'avais hâte de le voir à l’œuvre. Je l'observais enfiler ses gants et toucher le corps. D'un regard, je déconseillais à Blake de revenir parmi nous alors que je le voyais s'approcher. Je savais très bien ce que pensait Sherlock des gens comme Anderson et Blake, et je n'avais pas envie qu'il ne viennent lui transmettre sa mauvaise humeur et sa mauvaise foie. Ni à moi, d'ailleurs. On ne pourrait pas dire que je profitais du spectacle, mais presque, j'étudiais à la fois le corps et Sherlock Holmes, tentant d'en apprendre un peu plus, me laissant guider par l'esprit supérieur du détective. Quand il se redressa, j'en profitais pour glisser de nouvelles informations, ne voulant le déranger plus tôt.

      « - L'homme là-bas, c'est lui qui a découvert le corps. C'est un ancien jardinier du parc, il passait par là et remarqua q'un parterre de fleurs n'avait pas été entretenu, et il a alors décidé de s'en charger. D'où les genoux boueux. Aron Eddison, 71 ans, pas de casier. »

    Sherlock commença à regarder aux environs et je compris qu'il cherchait comment avait été amené le corps. Je me rappelais alors d'un détail qu'avait mentionné John Watson dans son blog. Sherlock était ignorant de petites choses, ou grosses, que tout le monde savait. Je m'exclamais, avant de regretter mon geste et m'excuser d'un signe de tête.

      « - Le... Le costume. C'est celui de Peter Pan, juste là, c'est une statut qui le représente. Peter Pan est un personnage de livre, un livre écrit par James Matthew Barrie, il a aussi été adapté en film, en pièce de théâtre et en dessin animé. C'est un petit garçon qui vit au Pays Imaginaire, il refuse de grandir et garde éternellement l'apparence d'un enfant. »

    Après mon explication, je décidais de garder le silence jusqu'à ce que le détective ne m'adresse une nouvelle fois la parole. Je me dirigeais vers mes collègues et leur demandais de m'apporter deux lampes torches, au cas où nos recherches nous mèneraient en dehors du carré lumineux créé par les projecteurs. Ils le firent sans discuter et sans même me poser de question. Je remarquais que plus personne n'osait s'approcher à moins de vingt mètre de la scène de crime, pas même le commissaire Lestrade qui restait loin, les bras croisés, à observer ce qui se passait. Je revenais vers le détective en gardant les deux lampes torches dans ma main, prêt à lui en donner une si il en réclamait.
    Je décidais de me mettre moi-même à chercher une trace sur le sol, tout en restant pas trop loin du détective au cas où il aurait besoin de moi. Il n'y avait pas la moindre trace d'un corps traîné sur l'herbe, ce qui était un exploit, étant donné l'humidité du sol. Rien qu'à marcher dessus, nous écrasions l'herbe et marquions la terre. Si le meurtrier n'avait pas traîné le corps, il l'avait porté, soit sur son dos, ce qui était assez difficile, même si l'homme était d'un petit gabarit, soit on l'avait aidé. Mais dans les deux cas, il devrait y avoir des traces de pas. Et comment amener un corps ici discrètement, sans éveiller les soupçons en pleine journée ?

      « - Ce n'est pas un cas normal, il y a trop de symbole pour que ce soit un pur et simple meurtre de lendemain de soirée. »

    Je parlais à voix basse, surtout pour moi, entrant doucement dans le cœur de l'enquête, commençant enfin à me couper du monde. Je refourguais dans un coin de mon esprit les personnes qui m'entouraient, toutes à l'exception de Sherlock Holmes bien entendu, et laissais mes réflexions me guider.

      « - C'est un meurtrier qui cherche à produire un message, à laisser une trace, mais pas au point de partir sur un jeu du chat et de la souris. Un homme déguisé en Peter Pan, au pied de la statut de Peter Pan, un inconnu, cet homme ne peut être qualifier que d'inconnu. Ça veut dire quelque chose, mais quoi exactement ?
      - Peut-être que c'est le vrai Peter Pan, ahahah. »

    Je me redressais, s'en m'en rendre compte, j'avais de nouveau commencer à tourner autour du corps. Je me tournais vers Blake d'un air blasé, ses moqueries ne m'atteignant même pas.

      « - Allez donc faire le tour du parc, Agent Blake. Et priez pour nous y trouver quelque chose. »

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MessageSujet: Re: just die like a child / [PV Sherlock Holmes]   Mer 14 Aoû - 21:34


Personne ne peut s'empêcher de commenter l'arrivée du détective qui a largement perdu la cote après son retour d'entre les morts. Enfin, il faut avouer que même avant, il n'était guère le préféré de tous, notamment à cause de son comportement. Ce n'est pas de sa faute si tous sont des idiots. Il a décidé de ne plus commenter les remarques, ni même lancer de regards noirs, désormais, il n'en a plus rien à faire, même pour Anderson, quoi que, il risque d'être entre son exception. Un abruti comme Anderson, ça ne doit pas se louper. Ce Blake semble être aussi intelligent d'ailleurs et lui aussi, a son bourreau, le jeune profiler ne semble pas sur son reste, il ne se laisse absolument pas marcher sur les pieds et sait tout particulièrement comment se faire comprendre. Intéressant pour la suite. Même si les premières paroles du jeune homme ne lui apporte strictement rien, si ce n'est des confirmations sur ce qu'il avait en tête, ça lui fait du bien de les entendre. C'est ce qu'il fait avec John, lui demander de parler à haute voix, de dire ce qu'il pense, ses idées, ce qu'il voit etc... Sherlock passe ses doigts sous son menton soupirant doucement, il va falloir attendre des suites avec les photos, ici ils ne pourront guère trouver beaucoup plus de choses si ce n'est le moyen de locomotion, si les traces n'ont pas été effacées par les membres du staff qui sont passés dans les coins, étant donné qu'ils n'ont pas l'air réellement malins, on ne sait jamais. « C'est bien ce que je pensais, le corps est rigide. Il va falloir faire la liste des personnes recherchées des deux derniers jours, sait-on jamais, peut-être que quelqu'un est en train de le chercher en ce moment même. Dites à vos hommes de se charger de ça le plus rapidement possible. » Grogne-t-il en bougeant sa main gauche en arrière, lui faisant signe de s'en occuper et maintenant. C'est à partir de là qu'ils vont commencer à aller discuter avec des gens, ou alors, ils feront chou blanc et l'affaire n'en sera que plus intéressante, parce que pour le moment, elle dépasse timidement un six. Sherlock ne va cependant pas cracher dessus, depuis le temps qu'il tourne comme un lion an cage dans son appartement, avoir une affaire qui possède un semblant d’intérêt, il ne peut pas cracher dessus. Le détective hausse les yeux, se redressant afin d’observer l'homme dont il lui parle, le jardinier qui a découvert le corps. « Laissez-le partir, je doute qu'il possède un lien avec cette affaire. » lance Sherlock en haussant les épaules. C'est évident, il n'a rien avoir avec l'affaire, il était simplement là au mauvais endroit, au mauvais moment, dommage pour lui.

« Peter quoi ? » grommelle-t-il en fronçant les sourcils. Bien évidemment qu'il ne connaît pas ce personnage, il ne connaît même pas les autres. Des histoires pour des enfants ? Un adulte bloqué dans le corps d'un enfant, espérant rester gamin ? Quel est donc l’intérêt ? Sherlock roule des yeux maudissant dès le départ cette histoire, mais le problème, c'est qu'elle est liée avec l'affaire. « Dites-moi en plus, pourquoi est-ce qu'un homme se retrouverait déguisé dans cet accoutrement ? Que symbolise le costume en face de la statue ? Et parlez-moi de l'histoire de ce fameux Peter, comment elle se termine. » Il pousse un long soupire avant de se remettre à la recherche de traces par terre. « Une vengeance ? Un règlement de compte ? » souffle-t-il pour lui même, glissant ses mains sur l'herbe humide. Sherlock élimine rapidement le meurtre d'un dégénéré, celui-ci aurait laissé des tonnes de traces ici et il n'aurait pas eu le cran de resté caché aussi longtemps, ni le cran de lui arracher les dents et ainsi que lui brûler le bout des doigts. « Les traces de pas ici. Il faut s'en occuper. » Murmure-t-il avant de se redresser. Que les hommes de Lestrade s'occupe de ça. Le détective observe le jeune homme avant qu'il ne reprenne la parole, il est plutôt sage et il ne commente rien sur tout ce qu'il dit, ni ses méthodes. Enfin quelqu'un avec qui travailler et qui ne risque pas de lui causer des problèmes, certes, il n'est pas John, mais tout de même. Sherlock ne va pas se plaindre, à défaut d'être seul et de réfléchir dans son coin, quelqu'un est avec lui. « Je crois que ça ne sert plus à rien de rester ici. Votre équipe s'occupe des indices. Je ne vois rien d'autre. » Ajoute-t-il en se mettant debout, tapant sur sa veste. Cette fois, il observe le jeune homme en lui parlant. « Je suis intéressé par votre vision de l'affaire. » Dit-il en faisant quelques pas sur le côté après avoir prit une des lampes torche de son collègue. Il allume celle-ci et se décale sur le côté, suivant les traces de pas qu'il a demandé qu'on observe de plus prêt.

Rares sont les fois ou le détective reste aussi longtemps sur un lieu de crime, il a déjà tout en tête, juste besoin des derniers indices pour trouver la solution, ils n'ont plus rien à faire dans les coins, parce que si les hommes ne sont pas si bornés que ça, ils verront que les traces de pas près de cadavre du nombreux. Manifestement, il était plusieurs, sans doute deux vu la différence des empreintes sur l'herbe mouillée. C'est assez difficile à remarquer, mais Sherlock prouve que ça peut réellement se faire. Il retire ses gants qu'il enfonce dans la poche de sa veste avant de mettre ses mains dans les poches de celle-ci, observant l'effervescence autour d'eux.
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MessageSujet: Re: just die like a child / [PV Sherlock Holmes]   Dim 18 Aoû - 17:03

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le cerveau d'un tueur



    Ce qui m'énervait le plus sur une scène de crime, c'était ceux qui ne faisaient rien. Être en sous-effectif était un problème, bien sûr. Mais la plupart du temps, la moitié des personnes présentes sur une scène de crime ne savaient pas prendre de décision, elles ne se bougeaient pas et attendaient les ordres donnés par un tiers. C'est ce que je détestais le plus. Pourquoi se contenter de regarder ? Il y avait toujours de quoi faire dans ce genre de situation. Et pourtant, aujourd'hui plus encore, les gens ne semblaient pas savoir quoi faire. J'avais l'impression que les rubalises marquaient le début d'une tribune et que les spectateurs, des agents de police, venaient s'y agglutiner pour commenter. Et nous pouvions nous passer de leurs commentaires, croyez-moi. Certes, certains d'entre eux venaient admirer leurs deux « spécimens » qui travaillaient ensemble sur une affaire étrange, sur laquelle aucun d'entre eux n'auraient jamais pu réfléchir plus d'une demie heure. Mais l'autre partie, bien plus importante, se contentait seulement de critiquer. Que ce soit leur supérieur, moi, ou Sherlock Holmes. Face à une foule importante, la répartie ne faisait plus partie de mes contributions, je pouvais me défendre face à l'un de mes collègues, si il n'avait pas la jugeote de m'attaquer avec des compagnons.

      « - C'est bien ce que je pensais, le corps est rigide. Il va falloir faire la liste des personnes recherchées des deux derniers jours, sait-on jamais, peut-être que quelqu'un est en train de le chercher en ce moment même. Dites à vos hommes de se charger de ça le plus rapidement possible. 
      - Bien, Monsieur Holmes. »

    Le détective n'avait pas l'air enchanté de la tournure que prenait l'affaire. En même temps, je le comprenais. Je me tournais vers la foule et essayais de choper un visage connu, et sur qui  je pouvais encore exercer une certaine autorité. Je pointais du doigt un bleu qui s'était écarté de la foule mais restait tout de même le long de la rubalise à regarder. Il passa sous la rubalise et vint vers moi à petit pas en regardant Sherlock Holmes du coin de l’œil, comme si il avait peur qu'il ne l'attaque.

      « - Ethan, rends-nous service, veux-tu. Va trouver deux débiles en blouse blanche qui s'agitent avec des appareils photo et récupère une photo de la victime pour l'envoyer au bureau, et qu'ils regardent si son visage correspond à une personne disparue. Après, fais un avis de recherche. Merci. »

    Le jeune homme hocha la tête, gardant toujours un œil sur le détective et repartit presque en courant. Même si il était arrivé un peu avant moi et avait presque le même âge, ce jeune garçon ne savait presque rien faire au sein de la police, et du fait de son manque d'expérience, personne ne lui confiait jamais de tâche. Je le traitais toujours avec respect, parce que tout comme moi il avait du mal à se faire respecter, et en plus de ça, il n'avait pas de talent particulier pour clouer le bec aux autres. Maintenant qu'on lui avait confié une tâche, il se permettait même une démarche plus assurée. J'avais cependant oublié de lui demander de faire vite, histoire de lui mettre un minimum de pression. Je sortais donc mon portable de ma poche et le rallumais pour lui envoyer un message, lui disant de m'apporter ces informations le plus vite possible. Alors que je relevais les yeux et le cherchais du regard, je le voyais lisant mon texto et son visage se figea, comme soudainement gagné par le stresse. Et voilà, maintenant il allait vraiment s'y mettre.


      « - Peter quoi ? Dites-moi en plus, pourquoi est-ce qu'un homme se retrouverait déguisé dans cet accoutrement ? Que symbolise le costume en face de la statue ? Et parlez-moi de l'histoire de ce fameux Peter, comment elle se termine. 
      - Eh bien... »

    Je me redressais légèrement alors que j'avais toujours le nez dans l'herbe à chercher des traces. Je lançais un regard vers mon interlocuteur qui s'était de nouveau concentrer sur les marques au sol.

      « - Hum... Peter Pan habite le pays imaginaire, c'est un peu lui qui le fait fonctionner en fait. Là bas s'y trouve des enfants qu'on appelle Les Enfants Perdus. Ce sont des enfants tombés de leur berceau,  et que Peter a accueilli. Il y a aussi des Indiens et des Pirates, dont son ennemie, le Capitaine Crochet, à qui il a coupé la main, et comme son nom l'indique, il a un crochet à la place. Il y a aussi Wendy. Et la Fée Clochette. Je m'y perds... »

    Je me pinçais l'arrête du nez et tentais de réfléchir à comment rendre cette histoire la plus simple possible. Même moi j'étais perdue par mes propres explications.

      « - En bref, disons que Peter emmène Wendy et ses frères au Pays Imaginaire en les faisant voler grâce à de la poussière de fée, là-bas ils leur arrivent plusieurs mésaventures. Et à la fin, Peter tue le Capitaine Crochet, ramène Wendy et ses frères chez elle, leurs parents adoptent Les Enfants Perdus, Peter promet à Wendy de revenir la voir mais oublie. »

    Je marquais un nouveau blanc.

      « - Je crois. »

    Puis, sans plus rien dire, honteux de mon récit abominable, je me replongeais dans la recherche d'indice.

      « - Je crois que ça ne sert plus à rien de rester ici. Votre équipe s'occupe des indices. Je ne vois rien d'autre. »

    Je venais de finir mon petit récit et avait envoyé Blake se défouler ailleurs. Il était vrai que nous avions fait le tour de la scène de crime, enfin surtout Sherlock puisque je m'étais contenté de tourner autour du corps en parlant, presque comme si je faisais une incantation.

      « - Je suis intéressé par votre vision de l'affaire. »

    Je le regardais, quelque peu surpris tout de même du compliment.

      « - Mer.. Merci. »

    Un léger sourire apparût sur mes lèvres mais une fois n'est pas coutume, il s'éclipsa rapidement. Incapable de réfléchir pendant quelques secondes, je me contentais de regarder le détective suivre des traces de pas. Il avait cependant raison, plus rien ne nous retenait ici. Il fallait trouver quelque chose pour avancer, mais quoi, maintenant ? Soudain, mon portable sonna. J'avais remarqué plus tôt que j'avais sept appels manqués, mais c'était encore la vieille folle. Cependant, je ne pouvais me permettre de laisser sonner mon portable alors que Sherlock était ici en train de travailler. Je regardais alors le numéro et m'apprêtais à couper une nouvelle fois mon portable quand je prenais conscience que c'était le numéro de Blake. Je décrochais et amenais l'appareil à mon oreille.

      « - Quoi ? […] Ok, je t'envoie l'équipe, on arrive. »

    Je soufflais. Sherlock venait de ranger ses gants, avec dans l'espoir sûrement d'aller chercher des informations ailleurs que dans ce parc.

      « - Blake a trouvé un autre corps à l'autre bout du parc, dans l'herbe. Victime dans un état identique, plus de dents, pas d'empreinte. D'après la description de mon collègue, je pense qu'il s'agit de la représentation de la fille de Wendy. Venez, je vais vous expliquer en vous y amenant, même si je doute qu'on en apprenne d'avantage. »

    J'avais bien fait d'envoyer ce bon à rien faire quelque chose. Je faisais demi-tour et interpellais au passage les deux gars en blouse blanche. Je les chargeais de faire passer le message, il fallait déplacer le matériel de l'autre côté du parc. Alors tout le monde était en train de se bouger, je me tournais vers le détective. Faire le chemin en marchant à côté de lui me mettait mal à l'aise, je ne saurai dire pourquoi.

      « - Alors oui, dans l'histoire, Peter oublie la promesse qu'il a faite à Wendy et revient bien plus tard où elle habite. Il y rencontre sa fille, qu'il emmène au Pays Imaginaire. Puis une fois qu'elle devient grande, il la ramène chez elle et emmène sa propre fille. On dit que le cycle continue pour toujours. Donc, j'ai pensé à quelque chose... »

    Je passais sous les rubalises, regardant discrètement autour de moi pour veiller que tout était transporté dans les règles. Le commissaire Lestrade semblait avoir abandonné son poste et être repartit, sûrement pour mener l'enquête de son bureau. Je gardais mon portable dans ma poche. Je remarquais même de loin que les portes du parc avaient été fermées, aucun civil ne pouvait plus venir nous embêter. Comme mon métier était criminologue mais avant tout profiler, je faisais rapidement un schéma du tueur dans mon esprit, mon cerveau reprenant le rythme rapide qui me permettait de me placer au dessus de mes collègues, mais en dessous de Sherlock, bien sûr.

      « - Le tueur, c'est Wendy. Pourquoi, de tous les personnages qu'on retrouve dans Peter Pan, des personnages caractéristiques, connus de tout le monde, on représente l'un de ceux le moins représentatif ? La fille de Wendy n'a pas vraiment donné lieu à une histoire pour elle toute seule, seulement dans un dessin animé de Walt Disney je crois. Dans le dessin animé, Wendy porte une chemise de nuit bleue, la victime, sa fille, une chemise de nuit violette. Le tueur est méticuleux, la couleur de la robe a donc son importance. »

    Je prenais un petit chemin de béton qui conduisait plus profondément dans le parc. Des agents de police nous doublaient en courant, portant le matériel, les projecteurs, d'autres rouleaux de rubalises. C'est bien, à cette vitesse, ils arriveront avant nous et auront tout installé lorsque nous arriverions.

      « - Le tueur est une femme. C'est une vengeance passionnelle. D'après la description de Blake, la victime aurait à peine une vingtaine d'année. Notre tueuse doit sûrement avoir vingt cinq ou trente ans de plus. Elle aurait vécu une passion avec notre Peter Pan, plus jeune qu'elle, et il lui aurait promis quelque chose, sans jamais s'y tenir, prenant conscience que cette femme vieillissait plus vite que lui, mais que du coup, lui aussi il vieillissait. Il l'aurait alors quittée, se disant être trop jeune pour elle. Cet homme devait être avide de jeunesse, peut-être a-t-il apprécié l'expérience que lui amenait une femme mûre, mais par la suite, il aurait voulu retrouver sa jeunesse. Après, si ça fait de la victime la fille de la tueuse, j'en reste sceptique. Elle est bien trop méticuleuse pour créer une mise en scène alors que l'une des victimes serait sa fille. Mais en même temps ça expliquerait pourquoi elle aurait pris autant de peine à empêcher les identifications du corps. Dans ce sens, son complice serait le capitaine crochet, et donc un ennemi de Peter Pan. Vous voyez ? »

    Le cerveau d'un tueur était toujours régit par un schéma précis, un labyrinthe ou un plan. C'est souvent avec de telles représentations que je pensais à leurs façons de fonctionner. Son schéma à elle était celui d'un dessin animé. Wendy a grandit extérieurement mais pas intérieurement, comme elle l'explique à Peter à un moment. C'est donc normal qu'elle se base sur des personnages de dessins animés. Mais je ne savais pas si le détective allait aller dans mon sens. D'ailleurs, je venais de prendre conscience que je venais de débiter le plus long monologue que j'avais dû faire de ma vie. Je pris soudainement peur d'avoir embêté l'homme à mes côtés, alors je commençais à fixer mes pieds tout en marchant.


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