AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  Connexion  

Partagez | 
 

 ❖ painting the roses red. ➢ nigel douglas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar

I'm on this case
Messages : 154
En service depuis le : 25/05/2014
Localisation : dans les rues de londres.
Métier : sans emploi.
Age du perso : vingt cinq ans.
I know you

MessageSujet: ❖ painting the roses red. ➢ nigel douglas   Mer 11 Juin - 0:40




« painting the roses red. »


« Be careful making wishes in the dark, dark. Can't be sure when they've hit their mark, mark. And besides in the mean, mean time. I'm just dreaming of tearing you apart. I'm in the de-details with the devil. So now the world can never get me on my level. I just gotta get you out of the cage. I'm a young lover's rage. Gonna need a spark to ignite. My songs know what you did in the dark. [...] Writers keep writing what they write. Somewhere another pretty vein just died. I've got the scars from tomorrow and I wish you could see. That you’re the antidote to everything except for me. A constellation of tears on your lashes. Burn everything you love, then burn the ashes. In the end everything collides. My childhood spat back out the monster that you see. My songs know what you did in the dark. »




Passé bâclé, une nouvelle vie semblait m'ouvrir les bras. Derrière moi se faisait oublier, tout ces rêves fous que j'avais eus. Broadway comme il me l'avait tant promis avant que je ne me fasse enfermer comme une bête de foire dans son bâtiment. Je ne me souviens combien d'années j'avais été ainsi traité sans que personne ne remarque ou réagisse. Aucun de mes clients n'avaient remarqués cette attitude de dégoût envers ce que je faisais et du coup envers moi-même. Encore aujourd'hui, j'avais la sensation d'avoir été salit, mais qu'importe pour celle ou celui avec qui je couchais tant que je satisfaisais ses besoins. Qu'importe les rêves qui me furent arrachés et ma jeunesse détruite. Ou même qu'importe qui j'avais pu bien être. Aucune identité, si ce n'est qu'un surnom de jeune fille dont on s'amusait à me donner tandis que je ne pouvais faire autrement que d'accepter ce titre. De toute façon je ne pouvais me débattre, arrêté par la drogue ou des liens. Je fus traité comme un jouet, une poupée avec laquelle on pouvait s'amuser avant de la donner à un autre et tout cela, sans se soucier de la dégradation de ma propre personne. Le sentiment naissant d'une honte refoulée. Un secret caché depuis tout ce temps. A ma sauveuse, à la police, tout le monde... Simplement parce que j'avais peur qu'il ne me retombe dessus.

La reconstruction fut rude et lente, mais elle fut là. De l'agissement semblable à un petit animal apeuré, je finis par redevenir à nouveau un citoyen exemplaire, acceptant de parler avec les autres et de vagabonder dans les rues sans être en train de regarder aux alentours, les sens en alerte. Et cela, sans doute le dois-je à Billie ou à Rose et toute ces personnes qui me prouvèrent que l'on ne pouvait être naturellement mauvais. Mais que l'on pouvait être une personne de bien aussi. Seulement là pour vous aider. Des amis. Des clients aussi... Mais de bons clients. Parce que j'avais repris un travail, histoire de me réintégrer. Et cela grâce à Rose qui me proposa de livrer des pâtisseries. Trois fois rien, néanmoins, mais cela me permit de faire de gros progrès pour ma sociabilisation. De même que cela me permit de faire de nouvelles rencontres tel que Aleera ou William, ce dernier cherchant justement un artiste dans son établissement. Ce fut une joie d'apprendre la nouvelle en sachant que maintenant, j'allais pouvoir pratiquer de nouveau ma passion. Une étape de plus pour mon intégration. Presque l'étape finale pour faire un trait sur mon asservissement.

Et il suffisait de me voir aujourd'hui, errant dans la rue, un paquet en main que je devais rendre à un client ayant commandé un gâteau. J'avais le sourire aux lèvres, les yeux pétillants de vivacités comme autrefois où je ne connu en rien la misère. Je passais Piccadilly Circus, sans même craindre les autres passants ou les voitures. J'étais heureux et libre. Libre surtout, libre de tout.

Je marchais donc d'un pas rapide sans qu'il ne donne l'impression de fuir. Je n'étais point en retard pour la livraison mais je voulais surtout me donner du temps pour atteindre mon client dans les temps donnés, bien qu'il ne soit plus très loin dorénavant. Je regardais ma montre, constatant qu'en effet, il me restait au moins une bonne demi-heure alors que l'acheteur se trouvait dans la rue d'à côté. Que je pouvais attendre un peu si je voulais... Mais lorsque je relevais la tête, l'idée même de rester dans ce coin de la ville partit soudainement. A travers la foule, je pouvais distinctement voir un visage familier. Trop familier. Je me figeais net bien que ma raison me criait de fuir. Je ne devais pas rester. Je devais... courir. partir. reculer avant qu'il ne m'est vu. à moins qu'il ne soit déjà trop tard. Mais je pouvais essayer de me confondre avec la foule. Ne pas faire de geste brusque et me retourner pour partir dans une direction inverse. Mais je suis trop bien nerveux pour que les gens autour de moi ne remarque pas mon malaise et ne vienne à se poser des questions. Je suis trop facilement repérable et c'est pour cela que j'opte pour l'option de la fuite. Peu importe ce que les passants pourront se dire. Je ne suis pas prêt à me laisser piéger une nouvelle fois. J'ai la sensation de me battre pour ma survie, tel une proie traquée, je ne pense plus à rien. Je me laisse simplement guidé par mon instinct pour choisir les directions à prendre, même si mes sentiments me font perdre le sens de l'orientation et que je me retrouve complètement perdu dans la grande ville...


_________________


+ A terrible mistake was made The weight would break the backs Of ten strong horses tried to save The castle in the fray If you knew that i could take the pain Inflicted at the battle With faithful arrows you Might get back in the saddle But it's a special death you saved For me, the brown-eyed daughter Once you made it hotter The thankless, holy praise Is left alone, why bother ? To cast a stone in water ?

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
avatar
Invité

I'm on this case
I know you

MessageSujet: Re: ❖ painting the roses red. ➢ nigel douglas   Mar 24 Juin - 22:12


Painting the roses red
Quand on est enfant et que l'on perd quelque chose, que ce soit un jouet ou un simple objet auquel on s'est attaché, on entre soit dans une tristesse intense, c'est ce qui arrive dans la plupart du temps, ou bien pour les plus turbulents on entre dans une rage folle. J'étais un enfant turbulent. Je n'ai jamais supporté de perdre quelque chose. La simple idée de manquer de quelque chose me faisait trembler de rage. Je devais être invivable.. Un enfant, c'est à la base assez effrayant je trouve. Alors imaginez un enfant en colère. J'ai brisé le vase de ma mère un jour parce que je ne retrouvais plus le carnet dans lequel j'écrivais des choses, ce que je voulais. Du moins ce n'est que ce dont je me souviens. J'avais déjà huit ans. Et vingt-quatre ans plus tard, je n'ai pas vraiment changé à ce niveau là. Je n'aime pas perdre mes affaires. Pas du tout. Mais cela peut vraiment tout concerner. De la simple pochette de cd à une personne. Je suis de ce fait très ordonné, et j'insiste beaucoup à la maison pour qu'il en soit de même. Je n'aime pas le désordre, je n'aime pas non plus les rebondissements... Jusqu'ici je n'avais jamais perdu personne. En même temps me direz vous, comment perdre une personne ? Eh bien je répondrais qu'il faut qu'elle vous appartienne. Tout simplement. Seigneur que j'aime que des personnes m'appartiennent. Ce sentiment de supériorité que l'on ressent.. Un sentiment de pouvoir est aussi présent. Mais quand on en perd une, mh ? Qu'est ce qu'on ressent ? De l'impuissance. De l'impuissance et de la frustration.  Quelque chose nous échappe. Personne n'aime se sentir impuissant.. Et surtout pas moi.

Je n'ai pas apprécié du tout le jour où "Alice" a fuit. J'en avais peu des comme lui, et il a fallut que ce soit lui qui décide de fuir.. Personne ne s'était jamais échappé avant ! En même temps d'habitude je faisais surveiller toutes les issus. Mais il a échappé à ma surveillance.. Je me souviens parfaitement de ce jour. J'étais tellement en colère. Mon pauvre frère en avait subit les conséquences. Il s'était pris un coup oui. Bon. Il est vrai que je regrette de m'être laissé emporter ainsi par cette rage, mais c'était tellement justifié... Je ne pensais pas qu'il s'enfuirait. J'avais confiance en mes moyens. Et puis ça avait été tellement facile de le piéger.. Il était tellement naïf ! Je pensais qu'ii serait simple à entretenir ! Ça sera certainement tout aussi simple de le retrouver, pas vrai ? Parce que oui je compte le retrouver ! C'est mon principal but du moment ! Je finirais bien par lui tomber dessus. Il le fallait. À chaque fois que j'y pensais, j'étais furieux. Et ces temps-ci j'y pensais particulièrement souvent. Je devenais sec avec tout le monde, j'évitais même mon frère, et je m'emportais pour un rien. Étrange de se mettre dans cet état pour un simple objet perdu. Mais je suis comme ça.

Aujourd'hui je m'étais carrément fait mettre à la porte par cet être compréhensif et patient qu'est mon frère. "Tu reviendras quand tu te seras complètement calmé." Je cite. Eh bien je ne risquais pas de revenir avant un certain temps ! J'étais partit marcher dans la ville. Je ne savais pas où j'allais. Il fallait que je me calme, c'est tout ce que je savais. Il avait fallu que j'aille boire un café, m'acheter des chocolats et aller m'asseoir pendant un bon bout de temps. Je ne pensais pas que j'allais me faire jeter de ma propre maison. C'est à peine si j'avais eu le temps de prendre mon manteau et mon argent. Je m'étais calmé. C'est bon. Je pouvais rentrer à la maison... Quand je me relevai, je m'étirai. Je fis quelques pas, et mon regard fut attiré par quelqu'un dans la foule. Serait-il possible que.. Non. Impossible. Je commence à avoir des hallucinations, génial ! Mais est-ce qu'une hallucination courrait en me voyant ? Non. C'est bien lui.
Un sourire se peignit sur mon visage. Enfin, j'allais pouvoir cesser d'être agacé tout le temps. J'ai retrouvé mon jouet préféré. Je ne le laisserais pas filer... Je courus à sa poursuite par réflexe. Je bousculais les passants certes mais je ne laisserais pas passer cette occasion. J'y étais presque. Je mettais toute mon énergie à le poursuivre. Je l'aurais.. Je n'étais plus loin, mais qu'est ce qu'il se débrouillait bien ! Il faut que je me dépêche. Il va finir par me semer.

© Narja - S. Amakusa pour Never Utopia
Revenir en haut Aller en bas
avatar

I'm on this case
Messages : 154
En service depuis le : 25/05/2014
Localisation : dans les rues de londres.
Métier : sans emploi.
Age du perso : vingt cinq ans.
I know you

MessageSujet: Re: ❖ painting the roses red. ➢ nigel douglas   Jeu 25 Sep - 8:52




« painting the roses red. »


« Be careful making wishes in the dark, dark. Can't be sure when they've hit their mark, mark. And besides in the mean, mean time. I'm just dreaming of tearing you apart. I'm in the de-details with the devil. So now the world can never get me on my level. I just gotta get you out of the cage. I'm a young lover's rage. Gonna need a spark to ignite. My songs know what you did in the dark. [...] Writers keep writing what they write. Somewhere another pretty vein just died. I've got the scars from tomorrow and I wish you could see. That you’re the antidote to everything except for me. A constellation of tears on your lashes. Burn everything you love, then burn the ashes. In the end everything collides. My childhood spat back out the monster that you see. My songs know what you did in the dark. »





Je ne cessais de courir sans jamais me retourner. Qu'importe s'il finit par abandonné. Il fallait que je m'éloigne le plus rapidement de lui... Le plus rapidement... Je savais parfaitement se qu'il risquait de m'arriver s'il réussit à me tomber dessus. Non, en réalité, je ne voulais pas le reconnaître. J'avais réussis à m'enfuir de cet enfermement faussement doré. Malgré toutes les sorties piégées et malgré cette sensation constante de planer, donnant l'impression que l'on tombe fréquemment. Il me fut compliqué de rester debout pour ensuite fuir. Je n'avais pas cette même vivacité que je démontrais en ce moment, en essayant d'échapper à cet homme de mon passé... Qui risquait bien de revenir pour rendre mon existence plus inquiétante encore. Je ne voulais pas revenir entre les mains de ces clients démontrant une certaine bestialité. Je ne voulais pas non plus revoir ces catins qui avaient acceptés leur condition ou non, mais qui n'avait pas pour autant chercher à faire ce que j'avais pu faire moi même... Et je le comprenais à présent pourquoi. Les représailles. Dans notre esprit c'était gravé le sentiment que c'était un destin malheureux qu'aucun d'entre nous pouvait y échapper. Que celui qui réussirait à quitter définitivement cet endroit maudit serait simplement un chanceux, mais que celui qui risquait d'y revenir un jour ne devrait simplement bien se tenir pour la prochaine fois. Que sans doute allait-il subir les conséquences de son acte de révolution... Et les clients, seules personnes qui venaient de l'extérieur nous montrait à quel point, la vie en dehors de la maison restait encore un milieu hostile... Même les créatures les plus improbables. Du vieux pervers instable à l'apparence répugnant jusqu'à l'homme d'affaire au costume clean, marié, deux enfants... Et au-dessus de tout cela, il y avait Nigel qui les accueillait à bras ouverts. Ce même homme que je voyais autre fois comme un sauveur, aimable, souriant et si doux. Aujourd'hui, le simple fait d'évoquer son nom hérissait les cheveux sur le haut de mon crâne. Il était devenu le maître à ne pas défier. Celui que l'on devait écouter tandis qu'il gardait précieusement notre vie entre ses griffes et qu'il pouvait en faire ce qu'il voulait. Même après m'être enfuis, j'avais le sentiment que je venais de faire quelque chose de mal, qu'il valait que je retourne dans la pièce qui m'était destiné avant qu'il ne remarque mon absence. Mais l'effroi me tiraillait et m'eut renoncé à faire demi-tour. Puis j'eus appris à être libre et que finalement, le monde n'était pas si mauvais que je l'eus cru en existant en tant que tapin. Que je pouvais avoir des amis, et une vie véritable... Pas seulement être l'ombre d'un propriétaire qui pouvait disposer de vous. Une liberté dont je m'étais laissé tenté de saisir avant de prendre rapidement goût. Des séquelles restaient et restent encore ancrées en moi. Que ce soit des marques physiques ou psychologiques. Des souvenirs gravés en tant que bleus ou des aptitudes que je n'avais pas avant de me faire capturer. Il m'avait changé mais j'avais appris à passer à autre chose. Je l'avais mit de côté pendant tout ce temps, provoquant alors en moi, une sensation de confusion à l'instant même ou mon regard avait croisé le sien. Et où je baignais actuellement alors que je tentais de le semer...

Faire demi-tour et me pardonner afin d'amoindrir la punition qui risquait de me tomber dessus ou bien tenter le tout pour le tout pour rester libre ? Jamais je m'étais retourné bien qu'une partie de moi voulait que je le fasse. La fatigue commençait à me saisir, plus le temps avançait et c'est pour cette raison que je finis par opter pour une cachette alors que je pris légèrement de l'avance. Je choisis de me recroqueviller vers le fond d'un cul-de-sac, entre les bennes qui trônaient et d'attendre simplement qu'il passe. La seule chose que je ne devais pas faire présentement, c'était faire du bruit en attendant qu'il ne poursuive son chemin. Je posais une main sur ma bouche, tandis que je poussais des gémissements de crainte, laissant également des larmes se perler au creux de mes yeux. Tremblotant de la même manière comme une feuille. C'était maintenant ou jamais... Lui échapper ou finir de nouveau en tant que petite chose...



Hors Sujet:
 

_________________


+ A terrible mistake was made The weight would break the backs Of ten strong horses tried to save The castle in the fray If you knew that i could take the pain Inflicted at the battle With faithful arrows you Might get back in the saddle But it's a special death you saved For me, the brown-eyed daughter Once you made it hotter The thankless, holy praise Is left alone, why bother ? To cast a stone in water ?

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé


I'm on this case
I know you

MessageSujet: Re: ❖ painting the roses red. ➢ nigel douglas   

Revenir en haut Aller en bas
 

❖ painting the roses red. ➢ nigel douglas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Les Roses De Versailles
» Le parfum des roses d'hiver
» Vous avez vu les éléphants roses derrière vous, M'dame Lisbeth ? {PV}
» Sondage pour Saga: après Kirk Douglas, qui va integrer ma bande !
» Si seulement on avait su s'aimer. Les fleurs auraient été plus roses et nous peut-être plus heureux... [PV Jack]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: Hors Jeu :: Corbeille :: Archives de RPs-